"Cela fait partie de la beauté de toute la littérature : vous découvrez que vos désirs sont des désirs universels, que vous n'êtes pas seul et différent des autres. Vous en êtes." - Francis Scott Fitzgerald

mardi 7 mars 2017

N'oublier jamais

Auteur : Michel Bussi 
Date de parution : 2014
Edition : Presse de la cité 
Genre : Policier
Prix : 21,90

Quatrième de couverture : "Vous croisez au bord d'une falaise une jolie fille ? Ne lui tendez pas la main ! On pourrait croire que vous l'avez poussée."
Il court vite, Jamal, très vite. A cause de sa prothèse à la jambe et autres coups du sort, il a un destin à rattraper. A Yport, parti s'entraîner sur la plus haute falaise d'Europe, il a d'abord remarqué l'écharpe, rouge, accrochée à une clotûre, puis la femme brune, incroyablement belle, la robe déchirée, le dos face au vide, les yeux rivés aux siens. Ils sont seuls au monde ; Jamal lui tend l'écharpe comme une bouée. 
Quelques secondes plus tard, sur les galets glacés de la page déserte, gît sous les yeux effarés de Jamal le corps inerte de l'inconnue. A son cou, l'écharpe rouge. 
C'est la version de Jamal. Le croyez-vous ? 

Mon avis : On plonge, pendant cinq cent pages (rien que ça!), dans la semaine abracadabrantesque de Jamal. Au fur et à mesure que les pages et les éléments de l'enquêtes afflues vers nous, il est clair que l'auteur nous tend une perche : dois t-on croire aux paroles de Jamal ou plutôt croire le reste des personnages ? J'avoue que plusieurs fois je me suis arrêtée dans ma lecture pour réfléchir, comme Jamal, aux éléments que j'avais en ma possession. Je devais décider si oui ou non, je donnais ma confiance à Jamal. Et c'est cette façon de nous faire douter tout du long que j'ai particulièrement appréciée chez Michel Bussi. Cette immersion dans l'univers troublant de ce jeune infirme m'a profondément étonnée, je ne m'attendais pas du tout à rentrer dans l'univers de ce roman aussi vite. Pour tout dire, ce roman poireautait dans ma PAL depuis presque deux ans et il était temps pour moi de l'en sortir. Presque à contre-cœur, on peut le dire, j'ai débutée ma lecture ce dimanche cinq mars dans les replis de mon lit. Je m'attendais pas à un exploit, quelque chose qui me sorte de ma zone de confort, juste une lecture que je me devais d'achever ce mois-ci, presque comme un devoir. Et bien, comme si le karma avait voulu me foutre en rogne, il a fallu que ce roman soit incroyable!
C'était mon tout premier Michel Bussi (mais après cette lecture, je ne pense pas en rester là), et je découvrais donc avec halte cette plume que plusieurs chroniques s'amusaient à critiquer ou à valoriser. La plume, ici, est simple et libre d'accès. Pas besoin de connaître tout le dictionnaire pour en comprendre la première phrase. Non, ici, l'objet -le but- est de faire passer le lecteur par tout les raisonnements et émotions plausibles. J'ai tentée, à l'aide de Jamal, d'élucider le mystère et d'en comprendre les énigmes. J'étais parfois étonnée par la tournure d'une situation, très déroutée, mais parfois contente du raisonnement plutôt bon que je m'étais forgée. Mais je peux dire d'emblée que je ne m'attendais pas du tout à la fin de ce mystère, la réponse à ces cinq cents pages énigmatiques.
Autant dire que ça a été une grosse claque, moi qui ne m'attendais pas à lire quelque chose de très frais, j'en suis sortie avec un coup de cœur gros comme le Mont Blanc. J'ai trouvée l'histoire incroyablement touchante, une fois que j'en avais terminée avec les chapitres. En démarrant ce bouquin, j'aurai pas cru pour vous dire que j'en ai presque lâchée une larme à la fin de ma lecture. Pour dire à quel point cette lecture à jouer avec mes sentiments ! Superbe lecture. 

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