"Cela fait partie de la beauté de toute la littérature : vous découvrez que vos désirs sont des désirs universels, que vous n'êtes pas seul et différent des autres. Vous en êtes." - Francis Scott Fitzgerald

mercredi 22 février 2017

Love, T2 : le renard

Scénario : Frédéric Brrémaud
Illustration : Frédéric Bertolucci 
Date de parution : 2012
Edition : Ankama
Genre : Animalier, Roman graphique
Prix : 14,90

Quatrième de couverture : Une île est un navire qui affronte les éléments. Les assauts de l'océan, les morsures de l'hiver.. Mais qui peut faire naufrage à tout instant. 
Que reste-t-il à ses occupants sinon une lutte pour survivre et pour protéger les siens quand le navire sombre et que le chaos s'installe.. 
Quand le paradis devient enfer.. 

Mon avis : J'ai trouvée un peu plus difficile d'immersion dans cette bande-dessinée. Le scénario de cette bande dessinée est encore une fois à couper le souffle, mais moins accessible que la première. Cette relation entre le parent et l'enfant renard m'a presque faite pleurer à la fin des pages! Les dessins sont toujours aussi splendides, colorés, et l'orange du renard ressort de façon très adorable du blanc de la neige et du marron de la terre. Le fait qu'il n'y ait aucun texte pour accompagner les planches ne me dérange toujours pas plus que pour le premier tome, au contraire, je trouve ça rafraîchissant et l'histoire est tellement prenante qu'on ne se rend pas forcément compte que les pages défilent par elles mêmes. La course effrénée de ce renard borgne m'a happé du début à la fin, nous touchant en plein cœur. Cette série est toujours autant un coup de cœur, et je la recommande mille fois malgré cette lecture très rapide. J'ai hâte de pouvoir me procurer le troisième tome qui se concentre sur le lion! 

lundi 20 février 2017

Dragon de Glace

Auteur : Georges R.R. Martin
Illustrations : Luis Royo
Date de parution : Octobre 2015
Edition : Editions de Noyelles 
Genre : Nouvelle Fantastique
Prix : 12,90

Quatrième de couverture : L'histoire du Dragon de Glace se déroule dans le même univers que celui de la célèbre saga Game of Thrones de George R.R. Martin. Le Trône de Fer, qui a inspiré la série télévisée Game of Thrones produite par HBO. Les somptueuses illustrations de Luis Royo, artiste peintre renommé, enrichissent ce récit touchant et captivant des liens unissant une petite fille à son dragon. 

Mon avis : J'ai toujours voulue prendre mon courage à deux mains et débuter la saga du Trône de Fer de George R.R. Martin, mais je n'en ai jamais trouvée le temps ou la motivation. Dragon de Glace est la parfaite alternative, elle me permet de découvrir la plume de l'auteur. Dans cette nouvelle, on rencontre Adara, une jeune fille un peu solitaire et très à l'écart de sa famille suite à la mort de sa mère un peu plus tôt. J'ai trouvée Adara adorable, forgée dans son petit cocon de passionnée des animaux. Les dessins sont magnifiques, à couper le souffle, et illustrent très bien l'histoire mise en place par Martin. Ils ne font pas tâches et s'accordent parfaitement avec le texte. C'est une merveilleuse nouvelle fantastique pour les enfants et pour les plus grands (j'en suis la preuve!). Le personnage du dragon est mystérieux, époustouflant et je trouve qu'il est très bien adapté à l'univers, je l'ai tout simplement adorée. Mais il méritait une meilleure fin. J'ai trouvée la fin un peu abrupte et les deux derniers chapitres m'ont laissées un peu sur ma faim. Je suis frustrée!! 

mardi 14 février 2017

Les monologues du vagin

Auteur : Eve Ensler
Date de parution : Juin 2015
Edition : Denoël (& d'ailleurs)
Genre : Théâtre
Prix : 12,50

Quatrième de couverture : J'ai décidé de faire parler des femmes, de les faire parler de leur vagn, de faire des interviews de vagins.., et c'est devenu ces Monologues.. Au début, ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal à parler. Mais une fois lancées, on ne pouvait plus les arrêter. Les femmes adorent parler de leur vagin. 
Depuis sa parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin a déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si divers.. Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef d'oeuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière. Qui lit ce texte ne pense plus au sexe de la même manière.

Mon avis : Considéré comme l'un des pionniers du féminisme, il fallait que je me dégote ce bouquin et que je découverte cette pièce de théâtre. Il n'en était plus de l'ordre de l'envie, mais du besoin. Je me devais de lire cette pièce tant les nombreuses critiques à ce sujet étaient positives. Aussi, j'avoue que j'en avais assez de voir ces Monologues du vagin un peu partout autour de moi ces derniers temps sans que je ne puisse me faire mon propre avis, j'ai donc foncée ! 
On commence les pages avec un avant-propos de Gloria Steinem que j'ai trouvée idéale pour commencer la pièce. Pour être tout à fait honnête, il me tarde depuis un bon moment de m'attaquer à My Life on the Road de Gloria Steinem et ce petit avant-propos me fait découvrir gentiment sa plume. Par la même occasion, je recommande aussi grandement la série Woman avec Gloria Steinem justement. sur la chaîne Viceland. 
J'ai trouvée les témoignages des femmes au goût du jour, très rafraîchissants, très actuels et, franchement, très vrais. Tout ces petits textes qui rentrent dans le domaine de l'intime, du personnel, je les ai trouvés tous très appropriés. Ce sont le genre de situations que n'importe quelle femme sur cette planète peut rencontrer un jour sur cette planète. Qu'elle soit jeune, âgée, de confession religieuse, d'une sexualité quelconque, qu'importe, ce livre parle à toute les femmes. C'était aussi une lecture très drôle, étonnement. Je ne m'attendais pas du tout à rire en lisant cette pièce de théâtre et, pourtant, toutes ces femmes réussissent à partager leurs vécues avec une délicate touche d'humour. C'est un livre qui voue un culte à la libération au rang de "tabou" concernant la sexualité féminine, parce qu'elle est réelle,  elle existe et qu'elle ne souhaite plus être considérées comme "insensées". Je pense que tout le monde devrait le lire, que ce soit femme ou homme, que ce soit petite fille ou grand garçon. Peu importe, libérez vos vagins

mardi 7 février 2017

Mauvais genre

D'après : La garçonne et l'assassin de Fabrice Virgili et Danièle Voldman
Auteur : Chloé Cruchaudet
Date de parution : 2013
Edition : Delcourt
Genre : Bande dessinée biographique
Prix : 24,95

Quatrième de couverture : Paul et Louise s'aiment, Paul et Louise se marient, mais la Première Guerre mondiale éclate et les sépare. Paul, qui veut à tout prix échapper à l'enfer des tranchées, devient déserteur et retrouve Louise à Paris. Il est sain et sauf, mais condamné à rester caché dans une chambre d'hôtel. Pour mettre fin à sa clandestinité, Paul imagine alors une solution : changer d'identité. Désormais il se fera appeler.. Suzanne. Entre confusion des genres et traumatismes de guerre, le couple va alors connaître un destin hors norme. 
Inspiré de faits réels, Mauvais Genre est l'étonnante histoire de Louise et de son mari travesti qui se sont aimés et déchirés dans le Paris des années folles. 

Mon avis : D'abord, accrochez-vous, car je pense bien faire l'éloge de cette bande dessinée. Plutôt qu'une critique constructive, je pense que je ne serais pas très objective, mais vous aurez mon point de vue ! J'ai vraiment adorée la lecture de ce petit joyau qui est entré dans ma vie un après-midi de février pluvieux. J'ai commencé ma lecture dans le bus qui me ramenait chez moi, et je l'ai terminée tout juste avant mon dernier arrêt. J'avoue avoir été un peu déçue de la rapidité à laquelle j'ai lue celle-ci. J'aurais voulue continuer à lire pendant des heures et me coucher avec des dessins pleins la tête. Je me coucherais très certainement avec des dessins dans la tête, mais pas grâce à une longue lecture. Pourtant, la bande dessinée fait tout de même 156 pages de dessins, c'est beaucoup plus que ce à quoi je m'attendais au départ, et beaucoup plus que les nombreuses bande dessinée que j'ai déjà lue auparavant. 
Pour ce qui est de l'histoire, il faut savoir que c'est basé sur quelque chose de vrai. L'histoire d'un vrai couple, et c'est ce détail qui m'a particulièrement plu. Je me suis aussitôt sentie attirée par l'histoire atypique et les dessins fabuleux de Chloé Cruchaudet. Les teintes de rouges sur ces dessins en noir et blanc sont très jolies et je leur trouve quelque chose d'élégant. Quelque chose de très féminin et très touchant. C'était amusant à lire et à voir, car je trouve les dessins hyper délicats et pourtant certains dialogues étaient très crus, rendant le lien figure/fond très paradoxal. 
Le sujet est très bien mis en scène, j'ai trouvée que l'auteur avait parfaitement réussie à retransmettre les cotés très sombres de la guerre. Et on en voit les ravages sur Paul, qu'il m'ait arrivée de détester puis d'adorer et de vouloir le cajoler. Mon personnage favori restera cependant Louise, femme de caractère à la gueule d'ange mais très à l'écoute et au petit soins de son mari excentrique. Toujours une parole bien pensée et bien placée. J'ai, cependant, été extrêmement surprise par la fin, auquel je ne m'y attendais pas du tout. Cette fin d'histoire arrive à un moment de l'histoire ou on ne s'y attend pas, et ou on imagine pas une seconde qu'une scène comme celle-ci puisse arriver dans la suite des pages. Mais c'est une bande dessinée biographique, et ce qu'on lit n'est pas une fiction, mais bien des faits réels. Alors bien que ça étonne, c'est ce qui arrive dans la vraie vie. 
Bref, ne passez pas à côté ! 

dimanche 5 février 2017

L'année solitaire

Auteur : Alice Oseman
Date de parution : Mai 2015
Edition : Nathan
Genre : Jeunesse
Prix : 16,90

Quatrième de couverture : On est censés vivre la plus belle période de notre vie. On est jeunes, on est en train de décider de notre avenir (c'est en tout cas ce qu'on nous répète), on a des amis. Mais en fait, tous, on attend que quelque chose change. Becky, ma meilleure amie, avec qui je rigole de moins en moins. Lucas, qui réapparaît dans ma vie après toutes ces années. Mon frère Charlie, la plus belle personne que je connaisse. Michael Holden, avec son sourire trop grand. Et moi, la fille la plus misanthrope et pessimiste du lycée. On attend tous que quelque chose change. 

Mon avis : J'avoue avoir été peu emballée quant au début du livre. Je le trouvais plat et je ne supportais pas le personnage principal, Victoria. Je l'ai trouvée beaucoup trop antipathique, parfois pas très ouverte d'esprits et trop fermée. Je pense que c'était l'effet recherché mais, malgré ça, j'ai eu du mal à me mettre dans l'univers. Par contre, j'ai adorée le fait que l'auteur cite énormément de références aux cultures de la génération Z, que j'ai pu reconnaître aussitôt.  Après m'être lancée dans la lecture et m'être en quelque sorte "habituée" à l'univers et la façon de voir les choses de Victoria, j'ai beaucoup aimée ce que je lisais. Notamment le personnage de Michael que j'ai complètement adorée, dont je suis tombée sous le charme. Je l'ai trouvée drôle, intéressant et à l'opposer de ce que représentais pour moi Victoria. Ils étaient donc parfaits l'un et l'autre, mais ensembles ! C'est une lecture qui se fait très vite, ou le style est accessible à n'importe qui. Franchement j'ai rarement lu de bouquin aussi accessible à toute génération. Ajouter cette touche de mystère au roman était une très bonne idée, je n'avais qu'une hâte : découvrir ce qu'il se tramait derrière mon dos. Je n'ai pas été déçue, au contraire, j'étais heureuse de savoir que j'avais vu juste dans mes suppositions (à quelques choses près). En bref, c'était clair, rafraîchissant et pas bien méchant à lire.