"Cela fait partie de la beauté de toute la littérature : vous découvrez que vos désirs sont des désirs universels, que vous n'êtes pas seul et différent des autres. Vous en êtes." - Francis Scott Fitzgerald

lundi 30 janvier 2017

Le portrait de Dorian Gray


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Auteur : Oscar Wilde
Date de parution : 1890
Edition : Livre de Poche 
Genre : Récit Fantastique
Prix : 3,30

Quatrième de couverture : "Au centre de la pièce, fixé à un chevalet droit, se dressait le portrait en pied d'un jeune homme d'une extraordinaire beauté physique, devant lequel, à peu de distance, se tenait assis le peintre lui-même. Basil Hallward, celui dont, il y a quelques années, la disparition soudaine a, sur le moment, tant ému le public et donné lieu à d'étranges conjectures."
Or Dorian Gray, jeune dandy séducteur, a fait ce voeu insensé : garder toujours l'éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés. Et, de fait, seul vieillit le portrait où se reflète l'âme noire de Dorian. Projeté dans un Londres lugubre, le lecteur découvre également dans ce livre la comédie de salon des beaux quartiers. Lorsqu'il parut en 1890, il fut considéré comme immoral. Sa singularité est pourtant d'être un roman réaliste et un roman d'esthète -fascinants, l'un et l'autre, d'une étrangeté qui touche au fantastique. 

Mon avis : J'ai lu ce classique après avoir suivi la série "Penny Dreadful", excellente série où on découvre le personnage de Dorian Gray, qui personnellement je ne connaissais que de nom. J'ai tellement adorée l'univers de la série et surtout ce personnage, que je me suis lancée dans la lecture du chef d'oeuvre d'Oscar Wilde. Et je ne suis pas déçue, car l'écriture d'Oscar Wilde est tout simplement sublime et très simple à lire. Au début du roman, c'est vrai qu'il ne se passe pas grand chose de concret, mais chaque phrase et paragraphes est un vrai plaisir pour les yeux. Le texte est tellement bien travailler que j'en ai du mal à y voir des défauts. Le fait qu'Oscar Wilde nous pousse, au fur et à mesure que l'histoire se prononce, à détester Dorian Gray est très bien mis en scène. On y voit clairement le changement radical du personnage en comparant le début à la fin. Et pourtant, on ne remarque pas d'élément particulièrement étonnant au cours de la lecture, qu'on se dit qu'on y a vu que du feu ! Et c'est le cas. Comme les personnages qui connaissent Dorian Gray dans la vie, se disent témoin d'une métamorphose qu'on ne saurait dire le commencement. En clair, j'ai adorée cette petite découverte de classique, que je me ferais une joie de continuer au cours de cette année. Dans la continuité de la série Penny Dreadful, ma prochaine lecture de ce genre sera L'étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde, de Stevenson. Puis on avisera la suite ! 

vendredi 20 janvier 2017

Ninn, T1

Auteur : Darlot et Pilet
Date de parution : Septembre 2015
Edition : Kennes
Genre : Bande Dessinée 
Prix : 14,95

Quatrième de couverture : - On t'a trouvée dans ton couffin sur un quai de la station Saint-Sulpice ! Pas dans la jungle !
- Elle change sans arrêt, ton histoire, tonton.. 

Mon avis : On rencontre Ninn, jeune fille trouvée dans une station de métros par deux hommes y travaillant. Deux hommes qui deviendront ses papas, qu'elle surnomment "tontons". Dès les premières planches, on découvre aussitôt qu'elle ne cherche qu'à découvrir la vérité sur sa découverte dans cette mystérieuse station de métro. On lui cache la vérité, alors passionnée telle qu'elle est, part à la recherche de cette vérité tant convoitée. On suit le début de son parcours gargantuesque dans des stations de métro abandonnées. J'ai adorée suivre cette bande dessinée d'une soixantaine de pages. Je trouve Ninn particulièrement attachante dans sa quête de savoir. On découvre au fur et à mesure les secrets de son identité tout en gardant quelques mystères pour les prochains tomes à venir. La relation entre Ninn et le Tigre de Papier m'a beaucoup amusée, j'espère continuer de les voir ensemble dans les prochains tomes. Aussi, Ninn est tellement passionnée par le métro qu'elle arrive à nous faire partager cette passion et nous y faire intéresser un peu plus le temps de notre lecture. Les dessins sont jolies et les couleurs vont étonnement bien avec l'univers du métro, pourtant si fade qu'on aurait du mal à y imaginer des couleurs aussi vives. Bref, qu'une hâte, lire le prochain tome ! 

mardi 10 janvier 2017

Mémoire de fille

Auteur : Annie Ernaux
Date de parution : Avril 2016
Genre : Autobiographie Contemporaine 
Edition : Gallimard
Prix : 15

Quatrième de couverture : "J'ai voulu l'oublier cette fille. L'oublier vraiment, c'est-à-dire ne plus avoir envie d'écrire sur elle. Ne plus penser que je dois écrire sur elle, son désir, sa folie, son idiotie et son orgueil, sa faim et son sang tari. Je n'y suis jamais parvenue." 
Dans Mémoire de fille, Annie Ernaux replonge dans l'été 1958, celui de sa première nuit avec un homme, à la colonie de S dans l'Orne. Nuit dont l'onde de choc s'est propagée violemment dans son corps et sur son existence durant deux années. 
S'appuyant sur des images indélébiles de sa mémoire, des photos et des lettres écrites à ses amies, elle interroge cette fille qu'elle a été dan un va-et-vient implacable entre hier et aujourd'hui. 

Mon avis : C'est, je pense, pour moi un gros coup de cœur. J'ai adorée la plume d'Annie Ernaux dont je ne connaissais que le nom. Elle nous livre l'histoire de son corps et de son adolescence dans les années 1960. J'adore, j'adore, j'adore. Rien à redire. J'ai trouvée la lecture fraîche, spontanée et je ne me suis pas ennuyée du tout. J'ai bien eu quelques fois l'impression de rentrer comme une intrus dans sa vie intime qu'elle nous livre volontairement pourtant. "J'ai commencé à faire de moi-même un être littéraire, quelqu'un qui vit les choses comme si elles devaient être écrites un jour." Elle dissèque son adolescence et nous livre non pas une autobiographie anodine mais presque une introspection sociologique, où chaque détail à son importance qu'elle tâche d'étudier et d'analyser pour nous, mais surtout pour elle. Passant du bonheur évoquées à certains moments au malheur et à la colère que d'autres adolescents ont pu lui faire subir, c'est un voyage d'émotions. J'ai eu l'impression de lire un grand soulagement de sa part, arrivée à la fin du livre, et elle le dit elle-même, il fallait qu'elle écrive cet ouvrage. J'ai trouvée l'histoire de la perte de sa virginité particulièrement triste et émouvante, elle semblait être tout le contraire de la jeune fille à qui on peut souhaiter du mal. Le fait qu'elle juxtapose le "je" d'aujourd'hui et le "elle" de 1958 ne m'a pas troublée du tout, au contraire, on s'y habitue vite et je trouve que ça montre une fois de plus son désir de se dissocier de la jeune fille qu'elle était. 

Harley Quinn, T2

Illustrations : Collectif
Scénario : Amanda Conner, Jimmy Palmotti et Chad Hardin
Date de parution : Février 2016
Edition : Urban Comics
Genre : Comics
Prix : 19,00

Quatrième de couverture : Entre combats clandestins insensés, matchs de roller derby et spectacles de danse burlesque, l'exubérante Harley Quinn poursuit son quotidien effréné de gérante d'hôtel à Coney Island.. jusqu'au jour où l'héroïne Power Girl vient s'écraser à ses pieds. Frappée d'amnésie, la puissante kryptonienne se retrouve malgré elle entraînée dans les missions abracadabrantesques de sa coéquipière autoproclamée. Un duo de choc pour des adversaires inattendus.

Mon avis : Je suis toujours aussi enthousiaste quand j'ouvre un tome de la saga Harley Quinn, je suis définitivement fana de cette série ! Les planches sont toujours aussi jolies et hilarantes, les textes plus ou moins travaillés. C'est farfelu, certes, mais c'est construit et entre parfaitement dans l'univers de la protagoniste. J'ai adoré le premier chapitre du tome, on peut y voir une série de planches différentes de différents dessinateurs. Je suis tout de même moins emballée que pour le premier tome, mais j'avoue attendre avec impatience tout de même de lire le troisième. J'espère y retrouver la Harley du premier tome dans le troisième et toujours ses crises loufoques. La relation entre Harley et Ivy mériterait amplement d'être exploitée, cependant je dirais plutôt le contraire pour la relation Harley et Power Girl avec qui je n'ai pas du tout accrochée en tant que lectrice.  

lundi 9 janvier 2017

Orange


Afficher l'image d'origineAu:teur  

Auteur : Ichigo Takano
Date de parution : 2012-2016
Edition : Akata 
Genre : Manga 
Prix : 7,95 

Quatrième de couverture : Un matin, alors qu'elle se rend au lycée, Naho reçoit une drôle de lettre.. Une lettre du futur ! La jeune femme qu'elle est devenue dix ans plus tard, rongée par de nombreux remords, souhaite aider celle qu'elle était autrefois à ne pas commettre les mêmes erreurs. Pour cela, elle a décrit, dans un long courrier, les évènements qui vont se dérouler dans la vie de Naho lors des prochains mois, lui indiquant même comment elle doit se comporter. Mais Naho, a bien du mal à croire à cette histoire.. Et de toute façon, elle manque bien trop de confiance en elle pour suivre certaines directives indiquées dans ce curieux courrier. Pour le moment, la seule chose dont elle est sûre, c'est que Kakeru, le nouvel élève de la classe, ne la laisse pas indifférent.

Mon avis : J'ai adorée cette saga en cinq tomes durant l'année 2016. Je l'ai littéralement dévorée. Le texte est soignée et ne part pas dans tout les sens comme on pourrait s'habituer à le voir dans certains mangas à l'eau de rose, et ce n'est pas le cas ici. Parce que ce n'est pas une histoire à l'eau de rose, tant bien même le fait que la quatrième de couverture peut le laisser paraître. J'ai trouvée le sujet très touchant, on s'attache très vite au personnage, si bien qu'à la fin du premier tome je voulais déjà courir en librairie pour m'acheter la suite et voir comment s'en sortait les protagonistes. C'est délicat, doux, bien penser et terriblement addictif. Les cinq tomes passent d'une traite sans qu'on ne les sentes passer. J'ai eu un peu de mal avec le personnage de Kakeru étonnement, je l'ai trouvé un peu trop distant pour que j'arrive à m'attacher correctement à lui. Bien que je ne doute pas du fait que cet éloignement soit volontaire, que cette mise à l'écart du personnage soit un moyen pour nous de comprendre un peu ce que les autres protagonistes ont plus ressentir. 
Le dernier tome m'a laissée avec un drôle de sentiment, que je n'avais encore jamais connue en lisant des mangas. Contrairement à d'habitude, je n'ai pas été déçue de la fin en quelque points, j'ai au contraire était contente qu'elle se finisse. Mais pourtant j'aurais aimé en apprendre encore un peu sur ces personnages. Je ne sais pas trop comment l'exprimer, mais j'étais enthousiaste à l'idée que cela se termine de cette manière, c'était ce que je voulais depuis le début (du moins pas en tout point, mais plutôt l'ambiance finale). Bref, un manga top que je recommande grandement !