"Cela fait partie de la beauté de toute la littérature : vous découvrez que vos désirs sont des désirs universels, que vous n'êtes pas seul et différent des autres. Vous en êtes." - Francis Scott Fitzgerald

mardi 16 mai 2017

Les justes

Auteur : Albert Camus
Date de parution : 1949
Edition : Folio
Genre : Théâtre
Prix : 6,60

Quatrième de couverture : Ne pleurez pas. Non, non, ne pleurez pas ! Vous voyez bien que c'est le jour de la justification. Quelque chose s'élève à cette heure qui est notre témoignage à nous autres révoltés : Yanek n'est plus un meurtrier. Un bruit terrible ! Il a suffi d'un bruit terrible et le voilà retourné à la joie de l'enfance. 

Mon avis : J'ai beaucoup appréciée cette immersion dans le monde des Justes, monde de protestation et de révoltés, ou ne règne que la soif de vengeance et de révolte. Au début, je me suis sentie un peu gênée, étrangère au conflit dont les protagonistes se voient révoltés, je ne savais pas trop comment interpréter certaines des répliques. Par contre, ce que j'ai ressentie en lisant ces lignes, c'est toute cette fraternité qui existe entre les membres du parti socialiste révolutionnaire. Je trouve que cette pièce de théâtre décrit parfaitement les émotions et les troubles qui peuvent apparaître chez les protagonistes, alors que le combat intérieur qu'ils subissent en fait des siennes. Ils se questionnent sur la question du meurtre, est-ce que c'est bien de tuer? Même si la cause est bonne, elle, quant est-il du meurtre? La fin justifie t-elle les moyens? On parle de justification de l'acte terroriste, et je trouve ce sujet très actuel, en pensant à tout ce qu'il peut se passer dans le monde. Cette pièce restera à jamais actuelle. 
++++ pour ce classique ! 

Autre-Monde, T3

Auteur : Maxime Chattam
Date de parution : 2013
Edition : Livre de Poche
Genre : Fantastique
Prix : 7,90

Quatrième de couverture : L'invasion d'Eden est imminente. Pour défendre la cité et déjouer les plans maléfiques de la reine Malronce, il n'y a plus d'autres choix : il faut combattre. Les Pans doivent alors développer leurs pouvoirs, affronter Cyniks et Gloutons dans une guerre sans merci, braver le Raupédoren, dont la vraie nature, comme celle de la reine Malronce, leur restera longtemps inconnue. 
C'est l'épreuve ultime pour Matt, Ambre et Tobias, qui doivent apprendre la vie en commun, la politique, et aussi le lien vital et salvateur qu'il faut préserver avec la nature. Pour survivre, pour que le monde change, et que renaisse l'espoir. 
Entrez dans l'Autre-Monde, rejoignez l'Alliance des Trois. Elle vous mènera jusqu'au bout de sa longue quête..

Mon avis : Que du bonheur que de retrouver nos trois petits camarades d'aventures pour un nouveau tome haut en rebondissements. Après la révélation du plan de Malronce pour envahir les Pans et mettre en oeuvre un massacre, les Pans n'ont d'autres choix que de se réunir et d'établir un plan pour contre-attaquer. On commence le livre avec la peur au ventre, encore tétanisée par la disparition d'un des personnages principals. Entre inquiétude et frénésie de lecture, les pages s'enchaînent et défilent sous mes yeux ébahis. Ma lecture a été très rapide et le fait que ce tome-ci compte beaucoup plus de rebondissements et de scènes d'actions que les autres tomes m'a un peu dérangée, je l'admets. J'aimais beaucoup ces séances de discussions qu'avaient les protagonistes autour de questions existentielles telles que la religion, les mœurs et les valeurs qu'ils devaient garder en tête. C'était des passages qui me faisaient réfléchir et imaginer très clairement la façon dont nos héros pouvaient gérer les événements qui pouvait se dérouler. Peut-être est-ce principalement du au fait que, justement, ils n'ont pas forcément le temps de réfléchir et de mettre à plat leur émotions tant ils sont prit dans la précipitation et la guerre qui s'offre à eux. J'espère simplement qu'on continuera de suivre leur évolutions psychologiques dans les prochains tomes.
J'aime aussi l'idée de les voir grandir "sous mes yeux", les voir évoluer et s'aimer, puis se détester.. Le fait qu'ils puissent aussi se quereller de temps en temps fait plaisir à voir et change un peu de contexte lorsque cela arrive. De nombreux éclaircissements nous sont donnés sur de nombreux points noirs accumulés au fil des lectures, notamment concernant le Raupéroden (qui j'avoue, avait devinée le mystère au fil des lignes) bien que la nouvelle m'ait tout de même beaucoup surprise. Les relations entre les personnages s'approfondissent et deviennent de plus en plus matures, je pense notamment à celle entre Tobias et Matt qui à l'excellence de me toucher énormément, j'aime ces deux gamins ensembles!
L'imagination de Maxime Chattam m'émerveille toujours autant, il y a énormément de détails, tout est bien pensé et c'est très chouette à lire et découvrir. Pour mettre en place un tel univers, j'aurai plutôt tendance à basculer sur le fait qu'il nécessite énormément de descriptions et notamment lors des premiers tomes, et c'est ce que Maxime Chattam a su faire sans exagération. Les descriptions sont fluides, pas de pavés, espacés et franchement très chouettes à lire.

jeudi 16 mars 2017

L'innocent

Auteur : Christophe Donner 
Date de parution : 2016
Edition : Grasset
Genre : Contemporain
Prix : 18

Quatrième de couverture : "Je suis sorti de la maison au petit matin, j'ai marché à grands pas sans pouvoir m'empêcher de sourire. Je venais de passer la nuit dans le lit d'une femme.. Avions-nous fait l'amour ? C'est ce qu'il me semblait puisque j'étais amoureux." 
Le problème, c'est que j'ai treize ans et qu'elle en a vingt. Les deux années qui vont suivre ne seront qu'une succession d'assauts, de flirts interrompus en tentatives de séduction, rythmées par les grèves du lycée, les fugues en Afrique ; de squat gauchiste en phalanstère psy, de famille d'adoption en troupe de théâtre de rue, je ne suis pas regardant quand j'ai quatorze ans. 
L'obsession du dépucelage le dispute à l'oscillation de mes goûts, quine sont peut-être que des faveurs, accordées à des garçons de mon âge ou à des filles qui ne ressemblent pas toutes à ma mère. Entre la guitare classique et la lutte des classes, je pose nu pour un photographe spécialisé, j'enfile le masque d'un dictateur sanguinaire. 
Je joue, en tout cas, c'est l'essentiel, je joue à tous les jeux, puisque je suis innocent de l'effet que je produit. 

Mon avis : La succession d'événements dans la vie de ce jeune Christophe m'a amusée, émue mais surtout étonnée. La façon dont Christophe vit son adolescence est quelque chose qui m'est complètement inconnu parce que c'est pas la façon dont j'ai vécue la mienne et je trouve ça étonnant que la sienne puisse être aussi violente. J'ai eu l'impression que l'adolescence a été pour lui un ascenseur émotionnel très violent, peuplé de rencontres toutes plus fracassantes les unes des autres. Sa rencontre avec la sexualité est littéralement obsessionnelle, il n'arrive plus à ne penser à autre chose qu'à ses tourments sexuels. Il bouquine et se cultive dans les revues de presses révolutionnaires, traîne avec les gamins du quartiers, fricote avec des femmes plus âgées et des garçons un peu tourmentés ; tout cela en ayant toujours l'avidité d'en avoir davantage. 
L'auteur a une manière très cru et effronté de livrer son autobiographie, il se met à nu sans aucun gêne et pudeur, il ne romance pas ses hontes et ses erreurs du passé ; et malgré toute cette franchise, je n'ai pas réussie à comprendre le sens du déroulement de l'histoire et sa signification. J'ai pas réussie à rentrer dedans (très drôle d'utiliser cette phrase après avoir lu le roman), je sais pas, je crois que je me suis perdue avec la façon très amusante qu'avait l'auteur d'alterner entre des "je" et des "Christophe" pour parler de lui à la troisième personne. 
Mais le sujet du livre est pourtant très bien respecter : on parle bien de l'évolution du corps et la découverte de la sexualité à travers les âges et les étapes. C'est très clair et dès le premier chapitre, on peut dire que l'auteur nous plante dans le décor. 

mardi 14 mars 2017

Carry On

Auteur : Rainbow Rowell
Date de parution : Janvier 2017
Edition : Pocket Jeunesse
Genre : Romance, Aventure
Prix : 18,90

Quatrième de couverture : Simon Snow déteste cette rentrée. Sa petite amie rompt avec lui ; son professeur préféré l'évite ; et Baz, son insupportable colocataire et ennemi juré, a disparu. Qu'il se trouve à l'école de magie de Watford ne change pas grand-chose. Simon n'a rien, mais vraiment rien de l’Élu. Et pourtant, il faut avancer, car la vie continue.. 

Mon avis : Carry On, Grandeur et décadence de Simon Snow étant le titre original de ce roman, on s'attend d'emblée à un livre d'aventure. Et c'est.. Moyennement le cas. C'est un livre d'aventure, indéniablement, mais l'aventure n'est pas si présente que ce à quoi je m'attendais en commençant ma lecture. 
On suit d'abord le quotidien de Simon Snow, un peu empoté magiquement mais qui, pourtant, doit endosser le rôle de Mage Suprême, le plus grand et puissant Mage de tout les temps. Difficile à croire au début de la lecture que ce petit bonhomme dont l'univers ressemble pour beaucoup à celui de notre très célèbre camarade à lunettes de Poudlard. Je reviendrais pas nécessairement sur le fait que Carry On est comme qui dirait une fan fiction publiée et revisitée des aventures d'Harry Potter et que Rainbow Rowell s'est inspirée de la saga pour de nombreux points fort du roman, car je crois que ce genre de commentaire peut se trouver sur n'importe quelle critique littéraire qu'on voit sur la blogosphère depuis sa sortie. Outre ceci, donc, durant la toute première partie du roman (ce que Rowell appelle "Livre Un"), Simon nous apprend les détails de son enfance et de son quotidien, ainsi que ses relations avec les différentes personnes de l'école. J'ai eu un peu de mal à m'intéresser à cette première partie à cause, justement, des ressemblances frappantes avec Harry Potter, mais je me suis tout de même attachée à la personnalité de Simon Snow. Je crois que si je ne m'étais pas attachée à son personnage dès le début, je n'aurais jamais réussie à percevoir l'aspect sensible de sa personnalité, car tout le long du livre, Rowell le peint comme un personnage presque trop parfait. Tellement que dès qu'il fait une erreur de jugement, on en vient à le détester puis à le re-apprécier. 
A l'apparition du personnage de Baz, j'ai su qu'il serait mon personnage préféré. J'ai adorée tout les détails de sa personnalité, sans jamais penser à sauter un chapitre qui le mentionnait. J'aurais voulu encore plus de scènes entre Simon et Baz car j'ai vraiment adorée les scènes ou ils étaient tout les deux, je me suis régalée des situations rocambolesques que l'auteure nous fait partager. 
J'ai, cependant, trouvée un petit bémol à cette histoire. Je trouve la fin un peu bâclée et ce qui a manqué au roman c'est la version complète de Simon, la façon dont il a pu gérer tout les événements après cette fin. Je sais pas trop si c'est clair, mais j'aurai appréciée lire sa réaction en découvrant sa véritable identité par exemple, étant donné que j'ai trouvée l'idée géniale et je trouve dommage que l'auteure n'ai pas davantage appuyée dessus. 
C'était relativement une bonne lecture, que j'ai bouclée en deux petites journées. Je partais un peu a reculons étant donné que je n'avais pas du tout appréciée ma lecture de Eleanor & Park, mais j'en sors vraiment contente et je me demande si je ne finirais pas par lire Fangirl

Autre-monde T2

Auteur : Maxime Chattam
Date de parution : 2009
Edition : Livre de Poche
Genre : Fantastique
Prix : 7,60

Quatrième de couverture : Imaginez un monde où la nature a repris le pouvoir, où les adultes sont redevenus sauvages et les enfants se sont assemblés en bandes pour survivre, où chaque promenade est une expédition, chaque jour passé, un exploit. Un monde recouvert par un océan de forêts, peuplé de créatures fabuleuses, traversé de courants étranges, d'énergies nouvelles. Un monde nouveau où trois adolescents tentent de déjouer les pièges d'une mystérieuse reine, qui a juré leur perte : Malronce. Oubliez tout ce que vous savez.. Pénétrez dans Autre-Monde. 

Mon avis : On continue de suivre les aventures de nos petits héros de guerre dans la quête des vérités. Afin de comprendre ce qu'est cette Quête des Peaux et pourquoi la Reine Malronce veut à tout prix mettre la main sur Matt, le trio part à l'aventure, fait des rencontres plus ou moins intéressantes, est sujet à des aventures toujours aussi rocambolesque et nous fait ressentir toute sorte d'émotions. Après avoir fini le premier tome, je me suis hâtée d'aller chercher le second pour connaître la suite de cette épopée fantastique. Je continue d'adorer cette aventure aux côtés de notre quatre héros, Matt, Ambre, Tobias et Plume. Je tiens d'ailleurs à accorder une mention spécial à Plume qui me touche à chaque fois un peu plus, et qui j'espère continuera de faire partie de l'aventure, auprès de l'Alliance des Trois. Je ne sais pas si il ne s'agit que de moi, mais j'ai comme le sentiment que le personnage de Plume cache quelque chose, qu'il ya  une sorte d'aura mystérieuse autour de cette chienne haute comme un poney. J'espère qu'un des tomes éclaireras mon sentiment ! Parallèlement au premier tome, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Je n'ai trouvée aucune incohérence, aucune longueur, rien qui puisse freiner ma lecture et me donner envie de poursuivre un autre bouquin. J'aime l'idée qu'au fil des pages, les trois adolescents grandissent avec nous et que plusieurs de leurs pensées peuvent être similaires aux nôtres. Je commence à avoir certaines appréhensions quant à la suite de la saga, car je souhaite de plus en plus un happy ending aux héros d'Autre-Monde pour récompense à toute les épreuves qu'ils sont en train d'endurer. Sachant que la saga Autre-Monde devait en réalité n'être qu'une trilogie, j'ai hâte de voir à quoi ressemblera ce troisième tome et comment il se terminera, s'il donnera ou non la possibilité à une suite dans la même lignée, ou alors si la suite prendra une toute autre direction (ce, qu'honnêtement, je n'espère pas). 

mardi 7 mars 2017

N'oublier jamais

Auteur : Michel Bussi 
Date de parution : 2014
Edition : Presse de la cité 
Genre : Policier
Prix : 21,90

Quatrième de couverture : "Vous croisez au bord d'une falaise une jolie fille ? Ne lui tendez pas la main ! On pourrait croire que vous l'avez poussée."
Il court vite, Jamal, très vite. A cause de sa prothèse à la jambe et autres coups du sort, il a un destin à rattraper. A Yport, parti s'entraîner sur la plus haute falaise d'Europe, il a d'abord remarqué l'écharpe, rouge, accrochée à une clotûre, puis la femme brune, incroyablement belle, la robe déchirée, le dos face au vide, les yeux rivés aux siens. Ils sont seuls au monde ; Jamal lui tend l'écharpe comme une bouée. 
Quelques secondes plus tard, sur les galets glacés de la page déserte, gît sous les yeux effarés de Jamal le corps inerte de l'inconnue. A son cou, l'écharpe rouge. 
C'est la version de Jamal. Le croyez-vous ? 

Mon avis : On plonge, pendant cinq cent pages (rien que ça!), dans la semaine abracadabrantesque de Jamal. Au fur et à mesure que les pages et les éléments de l'enquêtes afflues vers nous, il est clair que l'auteur nous tend une perche : dois t-on croire aux paroles de Jamal ou plutôt croire le reste des personnages ? J'avoue que plusieurs fois je me suis arrêtée dans ma lecture pour réfléchir, comme Jamal, aux éléments que j'avais en ma possession. Je devais décider si oui ou non, je donnais ma confiance à Jamal. Et c'est cette façon de nous faire douter tout du long que j'ai particulièrement appréciée chez Michel Bussi. Cette immersion dans l'univers troublant de ce jeune infirme m'a profondément étonnée, je ne m'attendais pas du tout à rentrer dans l'univers de ce roman aussi vite. Pour tout dire, ce roman poireautait dans ma PAL depuis presque deux ans et il était temps pour moi de l'en sortir. Presque à contre-cœur, on peut le dire, j'ai débutée ma lecture ce dimanche cinq mars dans les replis de mon lit. Je m'attendais pas à un exploit, quelque chose qui me sorte de ma zone de confort, juste une lecture que je me devais d'achever ce mois-ci, presque comme un devoir. Et bien, comme si le karma avait voulu me foutre en rogne, il a fallu que ce roman soit incroyable!
C'était mon tout premier Michel Bussi (mais après cette lecture, je ne pense pas en rester là), et je découvrais donc avec halte cette plume que plusieurs chroniques s'amusaient à critiquer ou à valoriser. La plume, ici, est simple et libre d'accès. Pas besoin de connaître tout le dictionnaire pour en comprendre la première phrase. Non, ici, l'objet -le but- est de faire passer le lecteur par tout les raisonnements et émotions plausibles. J'ai tentée, à l'aide de Jamal, d'élucider le mystère et d'en comprendre les énigmes. J'étais parfois étonnée par la tournure d'une situation, très déroutée, mais parfois contente du raisonnement plutôt bon que je m'étais forgée. Mais je peux dire d'emblée que je ne m'attendais pas du tout à la fin de ce mystère, la réponse à ces cinq cents pages énigmatiques.
Autant dire que ça a été une grosse claque, moi qui ne m'attendais pas à lire quelque chose de très frais, j'en suis sortie avec un coup de cœur gros comme le Mont Blanc. J'ai trouvée l'histoire incroyablement touchante, une fois que j'en avais terminée avec les chapitres. En démarrant ce bouquin, j'aurai pas cru pour vous dire que j'en ai presque lâchée une larme à la fin de ma lecture. Pour dire à quel point cette lecture à jouer avec mes sentiments ! Superbe lecture. 

lundi 6 mars 2017

Autre-monde, T1

Auteur : Maxime Chattam
Date de parution : 2008
Edition : Livre de Poche
Genre : Fantastique
Prix : 7,60

Quatrième de couverture : Personne ne l'a vue venir. La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l'obscurité et l'effroi. D'étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, à la recherche de leurs proies, qu'ils tuent ou transforment. Après leur passage, Matt et Tobias se retrouvent sur une Terre ravagée, différente. Désormais seuls, ils vont devoir s'organiser. Pour comprendre, pour survivre.. à cet Autre-Monde. 

Mon avis : Entendant du bien de cette saga depuis de nombreuses années, il fallait bien que je saute le pas et que je me lance à la découverte de ce mystérieux Maxime Chattam. Au début, je ne savais pas trop quoi penser de ma lecture, j'étais mitigée, partagée, je ne pouvais pas vraiment dire si j'avais aimée ou détestée ma lecture. Aujourd'hui j'irais plutôt dire que j'ai vraiment aimée apprendre à découvrir Matt, Tobias et Ambre. J'étais mitigée parce que je me suis retrouvée happée par ma lecture et que je l'ai fini en moins de deux jours, avec l'envie incroyable de savoir ce qu'il se passerait à la prochaine page. En fait, j'ai été tellement rapide que j'ai pas eu le temps d'apprécier correctement ma lecture. Pour le prochain tome, je tacherais de prendre un peu plus mon temps et d'assimiler toute les qualités que l'auteur nous offre.
Dès les premières pages, la plume de l'auteur se trouve être très agréable à la lecture, soignée, et pas très compliquée. Je m'attendais à voir quelques longueurs et j'ai été plutôt surprise de ne pas m'être ennuyée une seule fois durant ma lecture. J'ai adorée découvrir ce monde complètement incroyable que Maxime Chattam a du prendre un certain plaisir à mettre en place. Etant une lectrice inconditionnelle des sagas et des contes fantastiques, c'était déjà gagnée d'avance pour moi, découvrir un monde au fil des pages, avec des rebondissements, des choses hors du communs, des personnages tous différents et aux multiples personnalités ; tout les éléments sont réunis pour nous faire passer un bon moment. Et des rebondissements, il y en a ! La fin m'a beaucoup étonnée, et m'a donnée l'envie de lire très vite le prochain tome. 

vendredi 3 mars 2017

L'étrange cas du Dr Jekyll et Mr Hyde

Auteur : Robert Louis Stevenson
Date de parution : 1886
Edition : Livre de Poche
Genre : Fantastique
Pages : 86
Prix  : 1,55

Quatrième de couverture : Un monstre rôde dans les brumes victoriennes de Londres. Il a piétiné une fillette, tué un député et boxé une marchande d'allumettes. C'est un petit homme difforme et mal habillé, qui inspire à tous ceux qui l'ont vu des sentiments mêlés de répulsion, de crainte et de haine. A quoi, à qui ressemble-t-il? Pourquoi les témoins oculaires de ses méfaits sont-ils incapables de décrire Mr Hyde? 
Issu d'un cauchemar de son auteur, et salué par Henry James comme un "chef-d'oeuvre de concision", ce roman policier en trompe-l'oeil réserve une surprise de taille au lecteur, et comporte de nombreuses zones d'ombre. Dès 1886, Stevenson plonge dans les profondeurs déformantes du miroir de l'âme humaine jusqu'aux racines de l'inconscient. 

Mon avis : Pareillement à Le portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde, j'ai redécouvert cette nouvelle fantastique suite à la vision de la série Penny Dreadful (que j'adore et que je recommande à tous!). J'avais déjà étudiée l'oeuvre de Stevenson durant mes années collèges et dont il ne m'en ressort presque aucun souvenir, si ce n'est celui d'une bonne découverte fantastique. Il me fallait donc relire cette nouvelle de la littérature d'horreur pour remettre cette histoire au goût du jour et la ressortir de la poussière de ma bibliothèque! Nouvelle très courte ou le style d'écriture est franchement très accessible, et de qualité. J'avoue que j'ai eu un peu de mal à finir ma lecture étant donné que je connaissais déjà la fin des péripéties, j'ai même parfois eu l'envie de lire en diagonale. C'est un classique à lire indéniablement rien que pour finalement connaître les nombreuses allusions entendues dans plusieurs conversations à ce sujet, cependant, ce n'est pas le genre de lecture que j'adore. 

Lady B

Auteure : Maya Angelou
Date de parution : 2014
Edition : Livre de Poche
Genre : Autobiographique
Prix : 6,90

Quatrième de couverture : Maya Angelou a raconté son extraordinaire vie dans de nombreuses autobiographies, qui ont remporté un vif succès. Pour la première fois, elle en partage l'aspect le plus intime : sa relation avec sa mère, Vivian Baxter, une femme d'une détermination à toute épreuve. Quand celle-ci vit que son mariage battait de l'aile, elle envoya Maya, trois ans, et son frère aîné chez leur grand-mère, à des centaines de kilomètres. La fillette vécut avec le sentiment d'avoir été abandonnée. Mais leurs retrouvailles, dix ans plus tard, marquèrent un nouveau départ. On découvre ici le long cheminement menant à leur réconciliation, de même que la façon dont s'est développée entre les deux femmes une relation extrêmement forte qui permit à Maya Angelou de se hisser hors d'abîmes insondables pour atteindre des sommets insoupçonnés. 

Mon avis : Suite à la recommandation d'Emma Watson sur son groupe de lecture Our Shared Shelf Group, j'ai lue avec précipitation ce roman autobiographique de Maya Angelou. J'avoue que c'était ma toute première lecture de cet auteure, mais je suis bien contente de l'avoir découverte aujourd'hui. En a peine vingt quatre heures, j'ai terminé ce petit bouquin de deux cent cinquante pages. J'étais à la fois confuse et triste d'avoir terminé ma lecture si vite et si précipitamment. J'aurais voulu qu'elle dure un petit peu plus longtemps et en découvrir encore plus sur cette extraordinaire vie qu'à pu avoir Maya Angelou.
Le style de l'écriture est simple, accessible et sobre. On en attend pas moins d'une femme au parcours si remarquable. C'est un chant d'amour, comme le décrit Christine Sallès, et je dois bien avouer que je suis d'accord avec ceci. Après ma lecture, j'ai commencée à regarder ma famille d'un œil différent, tant bien même le fait que je ne sois pas d'accord avec le fait qu'on puisse être si facilement influençable à la suite d'une simple lecture. C'est pour dire comme cette lecture m'a bouleversée. La relation de Maya Angelou et Vivian Baxter est tout ce qu'il y a de plus jolie et émouvant. Toute deux ont eu une vie menée avec des hauts et des bas, mais restent pourtant des êtres d'une gentillesse incroyable. Je me fie seulement aux quelques chapitres que j'ai pu lire, mais je suis très satisfaite. C'est ma deuxième lecture inspirée de la liste d'Emma Watson et comme mes deux lectures m'ont très plu, je compte continuer sur ma lignée en découvrant La Couleur Pourpre d'Alice Walker. 

mercredi 22 février 2017

Love, T2 : le renard

Scénario : Frédéric Brrémaud
Illustration : Frédéric Bertolucci 
Date de parution : 2012
Edition : Ankama
Genre : Animalier, Roman graphique
Prix : 14,90

Quatrième de couverture : Une île est un navire qui affronte les éléments. Les assauts de l'océan, les morsures de l'hiver.. Mais qui peut faire naufrage à tout instant. 
Que reste-t-il à ses occupants sinon une lutte pour survivre et pour protéger les siens quand le navire sombre et que le chaos s'installe.. 
Quand le paradis devient enfer.. 

Mon avis : J'ai trouvée un peu plus difficile d'immersion dans cette bande-dessinée. Le scénario de cette bande dessinée est encore une fois à couper le souffle, mais moins accessible que la première. Cette relation entre le parent et l'enfant renard m'a presque faite pleurer à la fin des pages! Les dessins sont toujours aussi splendides, colorés, et l'orange du renard ressort de façon très adorable du blanc de la neige et du marron de la terre. Le fait qu'il n'y ait aucun texte pour accompagner les planches ne me dérange toujours pas plus que pour le premier tome, au contraire, je trouve ça rafraîchissant et l'histoire est tellement prenante qu'on ne se rend pas forcément compte que les pages défilent par elles mêmes. La course effrénée de ce renard borgne m'a happé du début à la fin, nous touchant en plein cœur. Cette série est toujours autant un coup de cœur, et je la recommande mille fois malgré cette lecture très rapide. J'ai hâte de pouvoir me procurer le troisième tome qui se concentre sur le lion! 

lundi 20 février 2017

Dragon de Glace

Auteur : Georges R.R. Martin
Illustrations : Luis Royo
Date de parution : Octobre 2015
Edition : Editions de Noyelles 
Genre : Nouvelle Fantastique
Prix : 12,90

Quatrième de couverture : L'histoire du Dragon de Glace se déroule dans le même univers que celui de la célèbre saga Game of Thrones de George R.R. Martin. Le Trône de Fer, qui a inspiré la série télévisée Game of Thrones produite par HBO. Les somptueuses illustrations de Luis Royo, artiste peintre renommé, enrichissent ce récit touchant et captivant des liens unissant une petite fille à son dragon. 

Mon avis : J'ai toujours voulue prendre mon courage à deux mains et débuter la saga du Trône de Fer de George R.R. Martin, mais je n'en ai jamais trouvée le temps ou la motivation. Dragon de Glace est la parfaite alternative, elle me permet de découvrir la plume de l'auteur. Dans cette nouvelle, on rencontre Adara, une jeune fille un peu solitaire et très à l'écart de sa famille suite à la mort de sa mère un peu plus tôt. J'ai trouvée Adara adorable, forgée dans son petit cocon de passionnée des animaux. Les dessins sont magnifiques, à couper le souffle, et illustrent très bien l'histoire mise en place par Martin. Ils ne font pas tâches et s'accordent parfaitement avec le texte. C'est une merveilleuse nouvelle fantastique pour les enfants et pour les plus grands (j'en suis la preuve!). Le personnage du dragon est mystérieux, époustouflant et je trouve qu'il est très bien adapté à l'univers, je l'ai tout simplement adorée. Mais il méritait une meilleure fin. J'ai trouvée la fin un peu abrupte et les deux derniers chapitres m'ont laissées un peu sur ma faim. Je suis frustrée!! 

mardi 14 février 2017

Les monologues du vagin

Auteur : Eve Ensler
Date de parution : Juin 2015
Edition : Denoël (& d'ailleurs)
Genre : Théâtre
Prix : 12,50

Quatrième de couverture : J'ai décidé de faire parler des femmes, de les faire parler de leur vagn, de faire des interviews de vagins.., et c'est devenu ces Monologues.. Au début, ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal à parler. Mais une fois lancées, on ne pouvait plus les arrêter. Les femmes adorent parler de leur vagin. 
Depuis sa parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin a déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si divers.. Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef d'oeuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière. Qui lit ce texte ne pense plus au sexe de la même manière.

Mon avis : Considéré comme l'un des pionniers du féminisme, il fallait que je me dégote ce bouquin et que je découverte cette pièce de théâtre. Il n'en était plus de l'ordre de l'envie, mais du besoin. Je me devais de lire cette pièce tant les nombreuses critiques à ce sujet étaient positives. Aussi, j'avoue que j'en avais assez de voir ces Monologues du vagin un peu partout autour de moi ces derniers temps sans que je ne puisse me faire mon propre avis, j'ai donc foncée ! 
On commence les pages avec un avant-propos de Gloria Steinem que j'ai trouvée idéale pour commencer la pièce. Pour être tout à fait honnête, il me tarde depuis un bon moment de m'attaquer à My Life on the Road de Gloria Steinem et ce petit avant-propos me fait découvrir gentiment sa plume. Par la même occasion, je recommande aussi grandement la série Woman avec Gloria Steinem justement. sur la chaîne Viceland. 
J'ai trouvée les témoignages des femmes au goût du jour, très rafraîchissants, très actuels et, franchement, très vrais. Tout ces petits textes qui rentrent dans le domaine de l'intime, du personnel, je les ai trouvés tous très appropriés. Ce sont le genre de situations que n'importe quelle femme sur cette planète peut rencontrer un jour sur cette planète. Qu'elle soit jeune, âgée, de confession religieuse, d'une sexualité quelconque, qu'importe, ce livre parle à toute les femmes. C'était aussi une lecture très drôle, étonnement. Je ne m'attendais pas du tout à rire en lisant cette pièce de théâtre et, pourtant, toutes ces femmes réussissent à partager leurs vécues avec une délicate touche d'humour. C'est un livre qui voue un culte à la libération au rang de "tabou" concernant la sexualité féminine, parce qu'elle est réelle,  elle existe et qu'elle ne souhaite plus être considérées comme "insensées". Je pense que tout le monde devrait le lire, que ce soit femme ou homme, que ce soit petite fille ou grand garçon. Peu importe, libérez vos vagins

mardi 7 février 2017

Mauvais genre

D'après : La garçonne et l'assassin de Fabrice Virgili et Danièle Voldman
Auteur : Chloé Cruchaudet
Date de parution : 2013
Edition : Delcourt
Genre : Bande dessinée biographique
Prix : 24,95

Quatrième de couverture : Paul et Louise s'aiment, Paul et Louise se marient, mais la Première Guerre mondiale éclate et les sépare. Paul, qui veut à tout prix échapper à l'enfer des tranchées, devient déserteur et retrouve Louise à Paris. Il est sain et sauf, mais condamné à rester caché dans une chambre d'hôtel. Pour mettre fin à sa clandestinité, Paul imagine alors une solution : changer d'identité. Désormais il se fera appeler.. Suzanne. Entre confusion des genres et traumatismes de guerre, le couple va alors connaître un destin hors norme. 
Inspiré de faits réels, Mauvais Genre est l'étonnante histoire de Louise et de son mari travesti qui se sont aimés et déchirés dans le Paris des années folles. 

Mon avis : D'abord, accrochez-vous, car je pense bien faire l'éloge de cette bande dessinée. Plutôt qu'une critique constructive, je pense que je ne serais pas très objective, mais vous aurez mon point de vue ! J'ai vraiment adorée la lecture de ce petit joyau qui est entré dans ma vie un après-midi de février pluvieux. J'ai commencé ma lecture dans le bus qui me ramenait chez moi, et je l'ai terminée tout juste avant mon dernier arrêt. J'avoue avoir été un peu déçue de la rapidité à laquelle j'ai lue celle-ci. J'aurais voulue continuer à lire pendant des heures et me coucher avec des dessins pleins la tête. Je me coucherais très certainement avec des dessins dans la tête, mais pas grâce à une longue lecture. Pourtant, la bande dessinée fait tout de même 156 pages de dessins, c'est beaucoup plus que ce à quoi je m'attendais au départ, et beaucoup plus que les nombreuses bande dessinée que j'ai déjà lue auparavant. 
Pour ce qui est de l'histoire, il faut savoir que c'est basé sur quelque chose de vrai. L'histoire d'un vrai couple, et c'est ce détail qui m'a particulièrement plu. Je me suis aussitôt sentie attirée par l'histoire atypique et les dessins fabuleux de Chloé Cruchaudet. Les teintes de rouges sur ces dessins en noir et blanc sont très jolies et je leur trouve quelque chose d'élégant. Quelque chose de très féminin et très touchant. C'était amusant à lire et à voir, car je trouve les dessins hyper délicats et pourtant certains dialogues étaient très crus, rendant le lien figure/fond très paradoxal. 
Le sujet est très bien mis en scène, j'ai trouvée que l'auteur avait parfaitement réussie à retransmettre les cotés très sombres de la guerre. Et on en voit les ravages sur Paul, qu'il m'ait arrivée de détester puis d'adorer et de vouloir le cajoler. Mon personnage favori restera cependant Louise, femme de caractère à la gueule d'ange mais très à l'écoute et au petit soins de son mari excentrique. Toujours une parole bien pensée et bien placée. J'ai, cependant, été extrêmement surprise par la fin, auquel je ne m'y attendais pas du tout. Cette fin d'histoire arrive à un moment de l'histoire ou on ne s'y attend pas, et ou on imagine pas une seconde qu'une scène comme celle-ci puisse arriver dans la suite des pages. Mais c'est une bande dessinée biographique, et ce qu'on lit n'est pas une fiction, mais bien des faits réels. Alors bien que ça étonne, c'est ce qui arrive dans la vraie vie. 
Bref, ne passez pas à côté ! 

dimanche 5 février 2017

L'année solitaire

Auteur : Alice Oseman
Date de parution : Mai 2015
Edition : Nathan
Genre : Jeunesse
Prix : 16,90

Quatrième de couverture : On est censés vivre la plus belle période de notre vie. On est jeunes, on est en train de décider de notre avenir (c'est en tout cas ce qu'on nous répète), on a des amis. Mais en fait, tous, on attend que quelque chose change. Becky, ma meilleure amie, avec qui je rigole de moins en moins. Lucas, qui réapparaît dans ma vie après toutes ces années. Mon frère Charlie, la plus belle personne que je connaisse. Michael Holden, avec son sourire trop grand. Et moi, la fille la plus misanthrope et pessimiste du lycée. On attend tous que quelque chose change. 

Mon avis : J'avoue avoir été peu emballée quant au début du livre. Je le trouvais plat et je ne supportais pas le personnage principal, Victoria. Je l'ai trouvée beaucoup trop antipathique, parfois pas très ouverte d'esprits et trop fermée. Je pense que c'était l'effet recherché mais, malgré ça, j'ai eu du mal à me mettre dans l'univers. Par contre, j'ai adorée le fait que l'auteur cite énormément de références aux cultures de la génération Z, que j'ai pu reconnaître aussitôt.  Après m'être lancée dans la lecture et m'être en quelque sorte "habituée" à l'univers et la façon de voir les choses de Victoria, j'ai beaucoup aimée ce que je lisais. Notamment le personnage de Michael que j'ai complètement adorée, dont je suis tombée sous le charme. Je l'ai trouvée drôle, intéressant et à l'opposer de ce que représentais pour moi Victoria. Ils étaient donc parfaits l'un et l'autre, mais ensembles ! C'est une lecture qui se fait très vite, ou le style est accessible à n'importe qui. Franchement j'ai rarement lu de bouquin aussi accessible à toute génération. Ajouter cette touche de mystère au roman était une très bonne idée, je n'avais qu'une hâte : découvrir ce qu'il se tramait derrière mon dos. Je n'ai pas été déçue, au contraire, j'étais heureuse de savoir que j'avais vu juste dans mes suppositions (à quelques choses près). En bref, c'était clair, rafraîchissant et pas bien méchant à lire. 

lundi 30 janvier 2017

Le portrait de Dorian Gray


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Auteur : Oscar Wilde
Date de parution : 1890
Edition : Livre de Poche 
Genre : Récit Fantastique
Prix : 3,30

Quatrième de couverture : "Au centre de la pièce, fixé à un chevalet droit, se dressait le portrait en pied d'un jeune homme d'une extraordinaire beauté physique, devant lequel, à peu de distance, se tenait assis le peintre lui-même. Basil Hallward, celui dont, il y a quelques années, la disparition soudaine a, sur le moment, tant ému le public et donné lieu à d'étranges conjectures."
Or Dorian Gray, jeune dandy séducteur, a fait ce voeu insensé : garder toujours l'éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés. Et, de fait, seul vieillit le portrait où se reflète l'âme noire de Dorian. Projeté dans un Londres lugubre, le lecteur découvre également dans ce livre la comédie de salon des beaux quartiers. Lorsqu'il parut en 1890, il fut considéré comme immoral. Sa singularité est pourtant d'être un roman réaliste et un roman d'esthète -fascinants, l'un et l'autre, d'une étrangeté qui touche au fantastique. 

Mon avis : J'ai lu ce classique après avoir suivi la série "Penny Dreadful", excellente série où on découvre le personnage de Dorian Gray, qui personnellement je ne connaissais que de nom. J'ai tellement adorée l'univers de la série et surtout ce personnage, que je me suis lancée dans la lecture du chef d'oeuvre d'Oscar Wilde. Et je ne suis pas déçue, car l'écriture d'Oscar Wilde est tout simplement sublime et très simple à lire. Au début du roman, c'est vrai qu'il ne se passe pas grand chose de concret, mais chaque phrase et paragraphes est un vrai plaisir pour les yeux. Le texte est tellement bien travailler que j'en ai du mal à y voir des défauts. Le fait qu'Oscar Wilde nous pousse, au fur et à mesure que l'histoire se prononce, à détester Dorian Gray est très bien mis en scène. On y voit clairement le changement radical du personnage en comparant le début à la fin. Et pourtant, on ne remarque pas d'élément particulièrement étonnant au cours de la lecture, qu'on se dit qu'on y a vu que du feu ! Et c'est le cas. Comme les personnages qui connaissent Dorian Gray dans la vie, se disent témoin d'une métamorphose qu'on ne saurait dire le commencement. En clair, j'ai adorée cette petite découverte de classique, que je me ferais une joie de continuer au cours de cette année. Dans la continuité de la série Penny Dreadful, ma prochaine lecture de ce genre sera L'étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde, de Stevenson. Puis on avisera la suite ! 

vendredi 20 janvier 2017

Ninn, T1

Auteur : Darlot et Pilet
Date de parution : Septembre 2015
Edition : Kennes
Genre : Bande Dessinée 
Prix : 14,95

Quatrième de couverture : - On t'a trouvée dans ton couffin sur un quai de la station Saint-Sulpice ! Pas dans la jungle !
- Elle change sans arrêt, ton histoire, tonton.. 

Mon avis : On rencontre Ninn, jeune fille trouvée dans une station de métros par deux hommes y travaillant. Deux hommes qui deviendront ses papas, qu'elle surnomment "tontons". Dès les premières planches, on découvre aussitôt qu'elle ne cherche qu'à découvrir la vérité sur sa découverte dans cette mystérieuse station de métro. On lui cache la vérité, alors passionnée telle qu'elle est, part à la recherche de cette vérité tant convoitée. On suit le début de son parcours gargantuesque dans des stations de métro abandonnées. J'ai adorée suivre cette bande dessinée d'une soixantaine de pages. Je trouve Ninn particulièrement attachante dans sa quête de savoir. On découvre au fur et à mesure les secrets de son identité tout en gardant quelques mystères pour les prochains tomes à venir. La relation entre Ninn et le Tigre de Papier m'a beaucoup amusée, j'espère continuer de les voir ensemble dans les prochains tomes. Aussi, Ninn est tellement passionnée par le métro qu'elle arrive à nous faire partager cette passion et nous y faire intéresser un peu plus le temps de notre lecture. Les dessins sont jolies et les couleurs vont étonnement bien avec l'univers du métro, pourtant si fade qu'on aurait du mal à y imaginer des couleurs aussi vives. Bref, qu'une hâte, lire le prochain tome ! 

mardi 10 janvier 2017

Mémoire de fille

Auteur : Annie Ernaux
Date de parution : Avril 2016
Genre : Autobiographie Contemporaine 
Edition : Gallimard
Prix : 15

Quatrième de couverture : "J'ai voulu l'oublier cette fille. L'oublier vraiment, c'est-à-dire ne plus avoir envie d'écrire sur elle. Ne plus penser que je dois écrire sur elle, son désir, sa folie, son idiotie et son orgueil, sa faim et son sang tari. Je n'y suis jamais parvenue." 
Dans Mémoire de fille, Annie Ernaux replonge dans l'été 1958, celui de sa première nuit avec un homme, à la colonie de S dans l'Orne. Nuit dont l'onde de choc s'est propagée violemment dans son corps et sur son existence durant deux années. 
S'appuyant sur des images indélébiles de sa mémoire, des photos et des lettres écrites à ses amies, elle interroge cette fille qu'elle a été dan un va-et-vient implacable entre hier et aujourd'hui. 

Mon avis : C'est, je pense, pour moi un gros coup de cœur. J'ai adorée la plume d'Annie Ernaux dont je ne connaissais que le nom. Elle nous livre l'histoire de son corps et de son adolescence dans les années 1960. J'adore, j'adore, j'adore. Rien à redire. J'ai trouvée la lecture fraîche, spontanée et je ne me suis pas ennuyée du tout. J'ai bien eu quelques fois l'impression de rentrer comme une intrus dans sa vie intime qu'elle nous livre volontairement pourtant. "J'ai commencé à faire de moi-même un être littéraire, quelqu'un qui vit les choses comme si elles devaient être écrites un jour." Elle dissèque son adolescence et nous livre non pas une autobiographie anodine mais presque une introspection sociologique, où chaque détail à son importance qu'elle tâche d'étudier et d'analyser pour nous, mais surtout pour elle. Passant du bonheur évoquées à certains moments au malheur et à la colère que d'autres adolescents ont pu lui faire subir, c'est un voyage d'émotions. J'ai eu l'impression de lire un grand soulagement de sa part, arrivée à la fin du livre, et elle le dit elle-même, il fallait qu'elle écrive cet ouvrage. J'ai trouvée l'histoire de la perte de sa virginité particulièrement triste et émouvante, elle semblait être tout le contraire de la jeune fille à qui on peut souhaiter du mal. Le fait qu'elle juxtapose le "je" d'aujourd'hui et le "elle" de 1958 ne m'a pas troublée du tout, au contraire, on s'y habitue vite et je trouve que ça montre une fois de plus son désir de se dissocier de la jeune fille qu'elle était. 

Harley Quinn, T2

Illustrations : Collectif
Scénario : Amanda Conner, Jimmy Palmotti et Chad Hardin
Date de parution : Février 2016
Edition : Urban Comics
Genre : Comics
Prix : 19,00

Quatrième de couverture : Entre combats clandestins insensés, matchs de roller derby et spectacles de danse burlesque, l'exubérante Harley Quinn poursuit son quotidien effréné de gérante d'hôtel à Coney Island.. jusqu'au jour où l'héroïne Power Girl vient s'écraser à ses pieds. Frappée d'amnésie, la puissante kryptonienne se retrouve malgré elle entraînée dans les missions abracadabrantesques de sa coéquipière autoproclamée. Un duo de choc pour des adversaires inattendus.

Mon avis : Je suis toujours aussi enthousiaste quand j'ouvre un tome de la saga Harley Quinn, je suis définitivement fana de cette série ! Les planches sont toujours aussi jolies et hilarantes, les textes plus ou moins travaillés. C'est farfelu, certes, mais c'est construit et entre parfaitement dans l'univers de la protagoniste. J'ai adoré le premier chapitre du tome, on peut y voir une série de planches différentes de différents dessinateurs. Je suis tout de même moins emballée que pour le premier tome, mais j'avoue attendre avec impatience tout de même de lire le troisième. J'espère y retrouver la Harley du premier tome dans le troisième et toujours ses crises loufoques. La relation entre Harley et Ivy mériterait amplement d'être exploitée, cependant je dirais plutôt le contraire pour la relation Harley et Power Girl avec qui je n'ai pas du tout accrochée en tant que lectrice.  

lundi 9 janvier 2017

Orange


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Auteur : Ichigo Takano
Date de parution : 2012-2016
Edition : Akata 
Genre : Manga 
Prix : 7,95 

Quatrième de couverture : Un matin, alors qu'elle se rend au lycée, Naho reçoit une drôle de lettre.. Une lettre du futur ! La jeune femme qu'elle est devenue dix ans plus tard, rongée par de nombreux remords, souhaite aider celle qu'elle était autrefois à ne pas commettre les mêmes erreurs. Pour cela, elle a décrit, dans un long courrier, les évènements qui vont se dérouler dans la vie de Naho lors des prochains mois, lui indiquant même comment elle doit se comporter. Mais Naho, a bien du mal à croire à cette histoire.. Et de toute façon, elle manque bien trop de confiance en elle pour suivre certaines directives indiquées dans ce curieux courrier. Pour le moment, la seule chose dont elle est sûre, c'est que Kakeru, le nouvel élève de la classe, ne la laisse pas indifférent.

Mon avis : J'ai adorée cette saga en cinq tomes durant l'année 2016. Je l'ai littéralement dévorée. Le texte est soignée et ne part pas dans tout les sens comme on pourrait s'habituer à le voir dans certains mangas à l'eau de rose, et ce n'est pas le cas ici. Parce que ce n'est pas une histoire à l'eau de rose, tant bien même le fait que la quatrième de couverture peut le laisser paraître. J'ai trouvée le sujet très touchant, on s'attache très vite au personnage, si bien qu'à la fin du premier tome je voulais déjà courir en librairie pour m'acheter la suite et voir comment s'en sortait les protagonistes. C'est délicat, doux, bien penser et terriblement addictif. Les cinq tomes passent d'une traite sans qu'on ne les sentes passer. J'ai eu un peu de mal avec le personnage de Kakeru étonnement, je l'ai trouvé un peu trop distant pour que j'arrive à m'attacher correctement à lui. Bien que je ne doute pas du fait que cet éloignement soit volontaire, que cette mise à l'écart du personnage soit un moyen pour nous de comprendre un peu ce que les autres protagonistes ont plus ressentir. 
Le dernier tome m'a laissée avec un drôle de sentiment, que je n'avais encore jamais connue en lisant des mangas. Contrairement à d'habitude, je n'ai pas été déçue de la fin en quelque points, j'ai au contraire était contente qu'elle se finisse. Mais pourtant j'aurais aimé en apprendre encore un peu sur ces personnages. Je ne sais pas trop comment l'exprimer, mais j'étais enthousiaste à l'idée que cela se termine de cette manière, c'était ce que je voulais depuis le début (du moins pas en tout point, mais plutôt l'ambiance finale). Bref, un manga top que je recommande grandement !