"Cela fait partie de la beauté de toute la littérature : vous découvrez que vos désirs sont des désirs universels, que vous n'êtes pas seul et différent des autres. Vous en êtes." - Francis Scott Fitzgerald

jeudi 4 février 2016

Phobos, T1

Auteur : Victor Dixen
Date de parution : Juin 2015
Edition : Robert Laffont
Nombre de pages : 433
Genre : Science-Fiction
Prix : 17,90

Quatrième de couverture : Six prétendantes, six prétendants. Six minutes pour se rencontrer. L'éternité pour s'aimer. Ils veulent marquer l'histoire avec un grand H. Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments, séparés d'un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l'émission du speed-dating la plus folle de l'Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars. Elle veut trouver l'amour avec un grand A. Léonor, orpheline de dix-huit ans, elle l'une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l'amour. Elle a signé pour un aller sans retour.. Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter. 

Mon avis : J'étais à la fois impatiente de lire ce premier tome et à la fois très anxieuse. J'avais très peur de ce que j'allais découvrir, après toute ces merveilleuses critiques que j'ai pu lire à ce sujet. C'est comme si Phobos avait séduit la presque totalité de la blogosphère ces derniers mois et, du coup, je me suis sentie un peu obligée d'aller me faire un avis à mon tour. Et loin m'en déplaise ! Je ne suis absolument pas déçue d'avoir acheté ce premier tome de Victor Dixen (que je découvre avec cette lecture).
Victor Dixen a su me séduire complètement de sa fine plume, même si j'aurais pu être déroutée par ce roman a "trois voix", il a réussit à rendre la lecture très accessible et agréable à lire ; sans jamais se perdre parmi ces différents points de vues. En effet, on a certains chapitres présentés par le point de vue de Léonor qui raconte les événements, ensuite on passe à un nouvel acte qui est cette fois raconté par un narrateur externe et, enfin, on est parfois projeté à la place du spectateur puisqu'on ne connait ni les pensées de Léonor et des autres personnages du programme Genesis ni celles des personnes qui sont censés regarder l'émission à travers leur télévision. On est tout simplement projeté en tant que spectateur, à notre tour, comme si on suivait une réelle télé-réalité à travers notre écran. J'ai beaucoup aimé le passage ou on peut suivre les garçons (chose qui n'arrive presque pas dans le premier tome), c'était comme les découvrir sous un nouvel angle, puisqu'on est habitué à les voir uniquement durant les speed-dating (ce qui leur donne un petit côté mystérieux que j'ai beaucoup appréciée). J'aurais peut-être aimé les découvrir un peu plus et avoir quelques scènes du côté des garçons, puisqu'on suit l'histoire au côté de Léonor qui fait partie des filles, mais je suppose que c'est une des choses que l'auteur nous réserve pour le tome deux et qui nous tiens en haleine.
J'ai adoré découvrir les multiples facettes de Léonor, l’héroïne, qui je trouve est parfaite en tout point. Elle est gentille, attachante, sincère, généreuse, attendrissante mais aussi avec un fort caractère qui lui apporte une petite carapace pour couvrir son corps menu.  Je trouve qu'elle paraît très humaine contrairement aux autres filles (je pense notamment à Kirsten, l'amie de Léonor) qui ne semblaient pas être si préoccupée par le fait de se retrouver du jour au lendemain dans l'espace, littéralement. Je ne sais pas si le fait de n'avoir que son point de vue à elle joue, mais c'est de loin mon personnage préféré de l'histoire.
C'est dans le quatrième acte que les choses deviennent un peu plus sérieuse et la lecture devient vraiment addictive, je n'ai pas pu arrêter ma lecture une seule fois (en moins de vingt quatre heures le livre était bouclé). Je n'ai pas envie d'en parler davantage pour ne pas gâcher le suspense aux personnes qui ne l'aurait pas vu et qui serait tombés malencontreusement sur cette chronique, mais, il faut lire ce livre ! On se motive et on lit se livre ! 

lundi 1 février 2016

A Silent Voice, T5

Auteur : Yoshitoki Oima 
Date de parution : Octobre 2015
Edition : Ki-oon
Genre : Shônen manga
Prix : 6,60

Quatrième de couverture : Shoya se retrouve embarqué dans une sortie au parc d'attractions, qu'il commence à apprécier malgré la
présence de Miki et Naoka. Mais les choses dérapent lorsqu'il reconnaît Kazuki, son ancien ami d'enfance, à l'un des stands..
Quelques jours plus tard, un triste événement vient frapper les Nishimiya : le décès de la grand-mère de Shoko, véritable pilier de la famille. Alors que tout le monde tente de monter le moral à Yuzuru, celle-ci décide d'aider sa sœur à faire sa déclaration. De son côté, Shoya accepte de participer au tournage du film de Tomohiro.. à condition que la jeune malentendante fasse partie de l'aventure ! 

Mon avis : Quel tome ! Je ne me lasse définitivement pas de cette série. En un mois, j'ai presque fini la série entièrement. J'ai été acheté le dernier tome sortit (le sixième) ce matin et je n'ai qu'une hâte, l'ouvrir à son tour ! La raison est simple : le tome cinq est l'un des meilleurs de la série. Ce n'est que mon avis, je tiens à le préciser, mais j'ai trouvé le tome cinq très touchant et agréable à lire. On en apprend un peu plus sur tout les personnages, les masques tombent enfin, le tabou est tombé lui aussi et Shoya se retrouve désormais confronté à sa vérité. J'avoue néanmoins avoir eu un peu de mal à lire autant de pessimisme de la part de Shoya qui ne fait que se lamenter tout au long du tome (excepté vers la fin où il s'active enfin). De plus, ses petites attentions envers Shoko sont de plus en plus adorables. Il est très maladroit, ce qui rend les scènes un peu drôle et ironique. On peut voir que Shoko semble un peu plus mature que lui, même si elle est aussi mystérieuse que lui. 
Ce tome-ci est beaucoup plus noir que les anciens. Pour cause, comme je l'ai dit, tout les démons de Shoya se réveillent et l'embêtent un moment. D'autant plus que la scène finale est très étonnante ! J'ai été paniquée pendant quelques secondes à l'idée d'imaginer le pire. C'est une fin comme je les aimes : qui nous laisse en haleine avant de pouvoir lire la suite. 

Alisik, T1


Auteur(s) : Helge Vogt et Hubertus Rufledt
Date de parution : Octobre 2013
Editions : Le Lombard
Genre : Bande dessinée, Fantastique
Prix : 14,99

Quatrième de couverture : - Je m'appelle Alisik. 
- Je sais, c'est indiqué sur ta tombe. 
- Est-ce que je suis sorte de vampire ? 
- Parce que nous dormons dans un cercueil et disparaissons au lever du soleil ? Mon Dieu, non. AH ! AH ! AH ! Tu es drôle, ma petite ! 
- Alors que sommes-nous ? 

Mon avis : J'ai été complètement subjugée par le dessin de cette bande dessinée (comme toujours, vous me direz). C'est vrai que mes avis ne changent pas souvent quand il s'agit de bande dessinée. Mais je trouve que les dessins sont toujours très intéressants et impressionnants (du moins pour celles que je chronique pour le moment). On plonge dans le désarroi d'Alisik qui se réveille dans un cercueil, entourée de personnalités aussi extravagantes les unes des autres ainsi qu'un décor plutôt original. On la voit perdue, triste et étonnée en à peine quelques planches. Elle multiplie les émotions pendant plusieurs nuits avant de comprendre que les explications de ses nouveaux compagnons n'étaient pas une blague. Je trouve le personnage d'Alisik très touchant ; dans sa quête pour retrouver ses souvenirs, elle se force à se souvenir de son ancienne vie afin de comprendre pourquoi elle a atterrit ici. Puisque selon Mamie, l'un des personnages secondaires, tous les êtres post-mortem atterrissent pas ici sans raisons. Ils auraient, soit disant, fait quelque chose de mal pendant leur vie. Alisik cherche donc à comprendre ce qu'elle a bien pu faire et par la même occasion, nous cherchons aussi ! De plus, on décrire parfois quelques flashbacks de sa vie et elle semble toujours aussi tourmentée après leur vision, donc l'envie de découvrir ce personnage mystérieux est d'autant plus grande. 
Le personnage de Ruben est aussi mystérieux que celui d'Alisik, si ce n'est plus. Alisik est amoureuse de lui et elle annonce la couleur des les premières pages, elle ne sait pas pourquoi ni comment, mais elle le sent directement en posant les yeux sur lui. Le problème est que.. Pourquoi Ruben peut-il l'entendre alors que les vivants ne le peuvent pas ? 
J'ai très hâte de découvrir la suite de sa quête et des dangers qui l'attend dans le prochain tome.