"Cela fait partie de la beauté de toute la littérature : vous découvrez que vos désirs sont des désirs universels, que vous n'êtes pas seul et différent des autres. Vous en êtes." - Francis Scott Fitzgerald

dimanche 6 mars 2016

Jaco the Galactic Patrolman

Auteur : Akira Toriyama 
Date de parution : Juillet 2015
Edition : Glénat
Genre : Manga 
Prix : 10,75

Quatrième de couverture : Un beau jour, un vaisseau spatial s'écrase sur une île déserte. A son bord, Jaco, un membre de la patrouille galactique arrogant et sûr de lui. Sa mission : empêcher la Terre de se faire détruire par un terrible envahisseur. Mais pour cela, il lui faut trouver un moyen de rentrer chez lui. Avec l'aide d'un scientifique qui vivait reclus sur l'île, Jaco se met en quête de Skygold. Il tombe alors sur Tights, une passionnée de science-fiction qui n'a pas froid aux yeux et qui va se joindre à eux. Jaco parviendra-t-il à regagner la base de la patrouille galactique ? 

Mon avis : Un véritable plaisir de découvrir de nouveaux personnages appartenant à la série la plus importante de mon enfance (Dragon Ball). Très agréable d'en apprendre davantage sur le célèbre protagoniste d'une des plus importantes saga de mangas. Notamment concernant la famille de Son Goku mais aussi concernant la famille de Bulma. On a aussi droit à une planche concernant Vegeta (que j'adore) et la raison pour laquelle il a échappé à la destruction de la planète Vegeta.
Jaco est un personnage à l'image de Dragon Ball, l'univers est le même, ainsi que l'humour. Bref, un vrai régal de retomber dans cet univers. J'avoue qu'au début, j'ai eu du mal à comprendre, mais c'est entièrement ma faute ! J'ai la mauvaise manie de toujours lire la dernière page avant de commencer un bouquin (je sais que ça casse tout le suspense d'un livre et surtout d'un manga, mais je ne peux m'y résoudre, je suis trop curieuse!), du coup, j'ai pu entre-apercevoir l'image d'un des vilains importants de la série. Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis mise en tête que Jaco était probablement le "vilain" lui-même durant sa jeunesse, que des bêtises ! J'ai vite compris que Jaco est bien trop adorable pour faire du mal à qui que ce soit.
Le problème c'est qu'après avoir lu ce One Shot, je peux pas m'empêcher d'être déçue de ne pas avoir de suite à lire. Ben oui, être un cœur sur patte c'est pas facile tous les jours quand on s'attache aux personnages aussi rapidement.
Je conseille définitivement ce One Shot à tout les fanas de Akira Toriyama (et notamment Dragon Ball) qui, j'en suis sûr, ne décevra personne !

A Silent Voice, T6

Auteur : Yoshitoki Oima 
Date de parution : Janvier 2016
Edition : Ki-oon
Genre : Shônen manga
Prix : 6,60

Quatrième de couverture : Rattrapé par son passé après une conversation avec Satoshi, Shoya voit son pire cauchemar se réaliser : ses nouveaux amis sont maintenant au courant de ce qu'il a fait en primaire, et la situation dégénère.. 
Même si son monde s'est écroulé, l'adolescent essaie de faire comme si tout allait bien, mais Shoko n'est pas dupe. Persuadée que tout est de sa faute, la jeune fille tente de mettre fin à ses jours en se jetant dans le vide sous les yeux de Shoya ! 

Mon avis : J'ai littéralement bouffé ce tome. J'étais tellement impatiente de découvrir la suite de cette histoire, alors quand il est arrivé entre mes mains, je l'ai dévoré en une demi heure ! De plus, j'étais terriblement curieuse de voir pourquoi Shoya n'apparaissait pas sur la couverture de ce tome-ci, alors qu'on nous avait habitués à les voir réunies.
Dans ce tome, c'est une ascension de points de vues différents. On découvre enfin ce que pensent les amis de Shoya à propos de ce qui leur arrive. J'ai été inquiète pour l'état de santé de Shoya durant toute ma lecture, l'auteur met le suspense quant à ce qui adviendra de ce dernier..
En revanche, c'est définitif, je ne supporte plus du tout le personnage de Naoka. Je la trouve prétentieuse, immature et complètement irresponsable. J'ai aussi beaucoup de mal avec le fait qu'aucune figure parentale ne l'ai recadré (outre la maman de Shoko a qui j'envoie des salutations!) une bonne fois pour toute. Dans ce tome, elle dépasse complètement les bornes et enfreint les limites sans aucune culpabilité. Outre ce détail, j'ai beaucoup aimé le chapitre concernant Myoko et Satoshi ; on découvre enfin leur véritable histoire et la façon dont ils peuvent gérer ce qui leur arrive. Le personnage de Satoshi m'avait légèrement agacé quand il s'en était prit à Shoya lors du dernier tome, mais il semble que je me sois finalement réconciliée avec lui. Un autre personnage que je ne supporte plus non plus : Miki, quelle pimbêche ! Au même rang que Naoka pendant la moitié du chapitre qui lui est réservée, puis à la fin, elle se remet enfin en question. Ce qui n'était pas trop tôt !
Le sujet du suicide est très bien abordé, j'ai trouvé que l'atmosphère était pesante et que le suspense et l'intrigue ne s'était pas complètement envolé après cet incident. Et même si l'atmosphère était pesante c'est -après tout- bien normal après ce genre d'incident ; ce qui ajoute encore une fois une part de réalisme à cette série. Aussi, les planches sont toujours aussi magnifiques. La plume Yoshitoki Oima me touche de plus en plus au fur et à mesure que découvre les tomes.
Dans le dernier, c'est au tour de Shoko d'avoir un chapitre lui étant réservée. C'est, à mon goût, le plus triste de tous. Et c'est, bien évidemment, dans ce chapitre-ci qu'il se passe l'événement qui me tiendra en haleine jusqu'à ce que le tome sept sorte ! 

jeudi 4 février 2016

Phobos, T1

Auteur : Victor Dixen
Date de parution : Juin 2015
Edition : Robert Laffont
Nombre de pages : 433
Genre : Science-Fiction
Prix : 17,90

Quatrième de couverture : Six prétendantes, six prétendants. Six minutes pour se rencontrer. L'éternité pour s'aimer. Ils veulent marquer l'histoire avec un grand H. Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments, séparés d'un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l'émission du speed-dating la plus folle de l'Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars. Elle veut trouver l'amour avec un grand A. Léonor, orpheline de dix-huit ans, elle l'une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l'amour. Elle a signé pour un aller sans retour.. Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter. 

Mon avis : J'étais à la fois impatiente de lire ce premier tome et à la fois très anxieuse. J'avais très peur de ce que j'allais découvrir, après toute ces merveilleuses critiques que j'ai pu lire à ce sujet. C'est comme si Phobos avait séduit la presque totalité de la blogosphère ces derniers mois et, du coup, je me suis sentie un peu obligée d'aller me faire un avis à mon tour. Et loin m'en déplaise ! Je ne suis absolument pas déçue d'avoir acheté ce premier tome de Victor Dixen (que je découvre avec cette lecture).
Victor Dixen a su me séduire complètement de sa fine plume, même si j'aurais pu être déroutée par ce roman a "trois voix", il a réussit à rendre la lecture très accessible et agréable à lire ; sans jamais se perdre parmi ces différents points de vues. En effet, on a certains chapitres présentés par le point de vue de Léonor qui raconte les événements, ensuite on passe à un nouvel acte qui est cette fois raconté par un narrateur externe et, enfin, on est parfois projeté à la place du spectateur puisqu'on ne connait ni les pensées de Léonor et des autres personnages du programme Genesis ni celles des personnes qui sont censés regarder l'émission à travers leur télévision. On est tout simplement projeté en tant que spectateur, à notre tour, comme si on suivait une réelle télé-réalité à travers notre écran. J'ai beaucoup aimé le passage ou on peut suivre les garçons (chose qui n'arrive presque pas dans le premier tome), c'était comme les découvrir sous un nouvel angle, puisqu'on est habitué à les voir uniquement durant les speed-dating (ce qui leur donne un petit côté mystérieux que j'ai beaucoup appréciée). J'aurais peut-être aimé les découvrir un peu plus et avoir quelques scènes du côté des garçons, puisqu'on suit l'histoire au côté de Léonor qui fait partie des filles, mais je suppose que c'est une des choses que l'auteur nous réserve pour le tome deux et qui nous tiens en haleine.
J'ai adoré découvrir les multiples facettes de Léonor, l’héroïne, qui je trouve est parfaite en tout point. Elle est gentille, attachante, sincère, généreuse, attendrissante mais aussi avec un fort caractère qui lui apporte une petite carapace pour couvrir son corps menu.  Je trouve qu'elle paraît très humaine contrairement aux autres filles (je pense notamment à Kirsten, l'amie de Léonor) qui ne semblaient pas être si préoccupée par le fait de se retrouver du jour au lendemain dans l'espace, littéralement. Je ne sais pas si le fait de n'avoir que son point de vue à elle joue, mais c'est de loin mon personnage préféré de l'histoire.
C'est dans le quatrième acte que les choses deviennent un peu plus sérieuse et la lecture devient vraiment addictive, je n'ai pas pu arrêter ma lecture une seule fois (en moins de vingt quatre heures le livre était bouclé). Je n'ai pas envie d'en parler davantage pour ne pas gâcher le suspense aux personnes qui ne l'aurait pas vu et qui serait tombés malencontreusement sur cette chronique, mais, il faut lire ce livre ! On se motive et on lit se livre ! 

lundi 1 février 2016

A Silent Voice, T5

Auteur : Yoshitoki Oima 
Date de parution : Octobre 2015
Edition : Ki-oon
Genre : Shônen manga
Prix : 6,60

Quatrième de couverture : Shoya se retrouve embarqué dans une sortie au parc d'attractions, qu'il commence à apprécier malgré la
présence de Miki et Naoka. Mais les choses dérapent lorsqu'il reconnaît Kazuki, son ancien ami d'enfance, à l'un des stands..
Quelques jours plus tard, un triste événement vient frapper les Nishimiya : le décès de la grand-mère de Shoko, véritable pilier de la famille. Alors que tout le monde tente de monter le moral à Yuzuru, celle-ci décide d'aider sa sœur à faire sa déclaration. De son côté, Shoya accepte de participer au tournage du film de Tomohiro.. à condition que la jeune malentendante fasse partie de l'aventure ! 

Mon avis : Quel tome ! Je ne me lasse définitivement pas de cette série. En un mois, j'ai presque fini la série entièrement. J'ai été acheté le dernier tome sortit (le sixième) ce matin et je n'ai qu'une hâte, l'ouvrir à son tour ! La raison est simple : le tome cinq est l'un des meilleurs de la série. Ce n'est que mon avis, je tiens à le préciser, mais j'ai trouvé le tome cinq très touchant et agréable à lire. On en apprend un peu plus sur tout les personnages, les masques tombent enfin, le tabou est tombé lui aussi et Shoya se retrouve désormais confronté à sa vérité. J'avoue néanmoins avoir eu un peu de mal à lire autant de pessimisme de la part de Shoya qui ne fait que se lamenter tout au long du tome (excepté vers la fin où il s'active enfin). De plus, ses petites attentions envers Shoko sont de plus en plus adorables. Il est très maladroit, ce qui rend les scènes un peu drôle et ironique. On peut voir que Shoko semble un peu plus mature que lui, même si elle est aussi mystérieuse que lui. 
Ce tome-ci est beaucoup plus noir que les anciens. Pour cause, comme je l'ai dit, tout les démons de Shoya se réveillent et l'embêtent un moment. D'autant plus que la scène finale est très étonnante ! J'ai été paniquée pendant quelques secondes à l'idée d'imaginer le pire. C'est une fin comme je les aimes : qui nous laisse en haleine avant de pouvoir lire la suite. 

Alisik, T1


Auteur(s) : Helge Vogt et Hubertus Rufledt
Date de parution : Octobre 2013
Editions : Le Lombard
Genre : Bande dessinée, Fantastique
Prix : 14,99

Quatrième de couverture : - Je m'appelle Alisik. 
- Je sais, c'est indiqué sur ta tombe. 
- Est-ce que je suis sorte de vampire ? 
- Parce que nous dormons dans un cercueil et disparaissons au lever du soleil ? Mon Dieu, non. AH ! AH ! AH ! Tu es drôle, ma petite ! 
- Alors que sommes-nous ? 

Mon avis : J'ai été complètement subjugée par le dessin de cette bande dessinée (comme toujours, vous me direz). C'est vrai que mes avis ne changent pas souvent quand il s'agit de bande dessinée. Mais je trouve que les dessins sont toujours très intéressants et impressionnants (du moins pour celles que je chronique pour le moment). On plonge dans le désarroi d'Alisik qui se réveille dans un cercueil, entourée de personnalités aussi extravagantes les unes des autres ainsi qu'un décor plutôt original. On la voit perdue, triste et étonnée en à peine quelques planches. Elle multiplie les émotions pendant plusieurs nuits avant de comprendre que les explications de ses nouveaux compagnons n'étaient pas une blague. Je trouve le personnage d'Alisik très touchant ; dans sa quête pour retrouver ses souvenirs, elle se force à se souvenir de son ancienne vie afin de comprendre pourquoi elle a atterrit ici. Puisque selon Mamie, l'un des personnages secondaires, tous les êtres post-mortem atterrissent pas ici sans raisons. Ils auraient, soit disant, fait quelque chose de mal pendant leur vie. Alisik cherche donc à comprendre ce qu'elle a bien pu faire et par la même occasion, nous cherchons aussi ! De plus, on décrire parfois quelques flashbacks de sa vie et elle semble toujours aussi tourmentée après leur vision, donc l'envie de découvrir ce personnage mystérieux est d'autant plus grande. 
Le personnage de Ruben est aussi mystérieux que celui d'Alisik, si ce n'est plus. Alisik est amoureuse de lui et elle annonce la couleur des les premières pages, elle ne sait pas pourquoi ni comment, mais elle le sent directement en posant les yeux sur lui. Le problème est que.. Pourquoi Ruben peut-il l'entendre alors que les vivants ne le peuvent pas ? 
J'ai très hâte de découvrir la suite de sa quête et des dangers qui l'attend dans le prochain tome. 


samedi 23 janvier 2016

Moi, Malala

Auteur : Malala Yousafzai et Patrick McCormick
Date de parution : Octobre 2014
Edition : Livre de Poche Jeunesse 
Genre : Récit autobiographique
Prix : 5,50

Quatrième de couverture : Je n'étais pas triste. Je n'avais pas peur. Je pensais juste :" Peu importe ce à quoi je ressemble : je suis vivante." J'éprouvais de la reconnaissance. Peut-être l'ancienne Malala aurait-elle pleuré. Mais quand vous avez presque perdu la vie, un visage grotesque dans le miroir est la preuve que vous êtes toujours ici, sur cette terre. 
Dans le bus scolaire qui la ramène de l'école le 9 octobre 2012, Malala est abattue à bout portant par les talibans. Transportée et opérée en urgence en Angleterre, elle sera sauvée. Elle vit depuis avec toute sa famille à Birmingham. Par sa lutte pour l'éducation, et en particulier celle des filles, Malala veut transformer le monde. 

Mon avis : Quelle femme (parce que ce n'est plus un enfant) et quelle parcours ! J'ai été touchée à partir de la première ligne jusque la dernière ligne de remerciements. D'abord, le style d'écriture se veut très simple pour plaire à toute génération. On voit que, même dans le style d'écriture, le but de Malala est d'offrir l'opportunité à tout le monde de lire. J'avais suivi les actualités lorsque l'agression avait eu lieu et j'avais déjà regardé le reportage la concernant il y 'a pas si longtemps de ça, mais pouvoir lire ses propres mots et la manière dont elle peut gérer tout ce qui lui tombe dessus est vraiment incroyable. En plus, on peut voir qu'elle conserve toujours son intégrité et sa simplicité malgré l'importance de sa cause et toutes les récompenses qu'elle a pu recevoir. Elle est authentique et je trouve que c'est important de le souligner. J'ai trouvé intéressant le chapitre ou elle parle des prix qu'elle a pu recevoir ainsi que toute les célébrités qui ont cherché à la contacter après son agression. On voit qu'elle est toute chamboulée et qu'elle n'arrive pas vraiment à comprendre ce qui lui arrive, à elle, cette prodigieuse étudiante du Swat. Et malgré qu'elle ne vive plus dans son pays natal, elle continue sans cesse de penser à ses amies qui, eux, sont restés là-bas. Elle continue de se battre jour après jour pour l'éducation des filles et des garçons partout dans le monde.
Avoir un avis concernant ce type de livre est vraiment compliqué puisque je ne serais pas capable de juger ceci. C'est tellement touchant, réel, actuel et important qu'on ne peut pas simplement faire une chronique littéraire à ce sujet. Il faudrait faire tourner ce bouquin aux petits frères et petites sœurs et les poussés à le lire pour en sortir un peu plus grandit.
Aussi, on y apprend beaucoup sur ce qui a pu se passe là-bas et ce par quoi les habitants peuvent bien passer. Notamment sur ce qu'on bien pu faire les talibans dans la sublime vallée du Swat que Malala affectionne tant (lieu ou elle grandira jusqu'à l'attaque). C'est un récit à lire absolument si on veut se renseigner d'avantage sur l'envers du décor et percé le tabou. A lire, a lire, a lire ! 

jeudi 21 janvier 2016

Clochette au pays des merveilles

Scénario et dessin : Crisse
Dessin et couleurs : Pena
Date de parution : Septembre 2014
Edition : Le Lombard 
Genre : Fantastique
Prix : 10,60

Quatrième de couverture : Prisonnière du Pays des Merveilles, Clochette n'a qu'une hâte : retrouver Neverland et quitter ce monde de fous. 
Seule Alice semble pouvoir l'aider. Mais d'autres personnages inquiétants se sont eux aussi glissés dans ces contrées magiques. 
Jamais le Pays des Merveilles n'avait connu une telle menace..
Pour la première fois réunies, Clochette et Alice vont vous faire vivre de nouvelles aventures..

Mon avis : J'ai été complètement intriguée par le titre, qu'on se le dise, qui est pour le moins original. J'avais hâte de découvrir cette nouvelle Clochette (puisque son apparence est clairement différente de celle à laquelle on est habitués). En feuilletant les premières pages, j'ai été directement émerveillée devant cet assaut de couleurs. Le travail de Pena sur les couleurs est vraiment extraordinaire ; les dessins sont tout aussi merveilleux et éblouissants.. Rare sont les fois où je trouve une bande dessinée aussi jolie et haute en couleur. Y'a pas à dire, ces couleurs sont magnifiques ! Cette bande dessinée restera longtemps dans ma bibliothèque de part de ses qualités de Beau Livre. Pour ce qui est de l'histoire en elle même, je suis un peu mitigée. Autant j'ai été subjuguée par les dessins, autant l'histoire et le scénario m'ont un peu laissés indifférente. Je trouve le scénario un peu maladroit et on ne sait pas trop dans quoi on s'embarque sur le coup. Cependant, la bande dessinée est accessible aux personnes n'ayant pas lu Alice au Pays des Merveilles ou encore Peter Pan. C'est facilement compréhensible. La fin de la bande dessinée semble annoncer une suite mais, après avoir fait quelques recherches, j'ai pu voir qu'aucune nouvelles n'avait été annoncés à ce sujet. J'espère voir le bout d'une suite un jour, même si je ne suis pas aussi emballée à l'idée de lire la suite du scénario que de pouvoir admirée la suite de ces jolies palettes de couleurs. 

mercredi 20 janvier 2016

A Silent Voice, T4

Auteur : Yoshitoki Oima 
Date de parution : Juillet 2015
Edition : Ki-oon
Genre : Shônen manga
Prix : 6,60

Quatrième de couverture : Si les retrouvailles de Shoko et Miyoko se passent à merveille, au grand soulagement de Shoya, les choses sont loin d'être aussi simples quand il tombe sur Naoka en pleine rue.. Alors qu'il la ramène chez elle, l'adolescente repère la jeune malentendante dans une boutique, et le premier contact se revèle plutôt explosif !
Mais pour le lycéen aussi, les choses évoluent : sans s'en rendre compte, il se constitue peu à peu un petit cercle d'amis. Hélas, lorsque la timide Shoko tente de lui déclarer sa flamme à haute voix, c'est l'échec total..

Mon avis : Super tome, encore une fois ! Yoshitoki Oima fait vraiment du bon boulot et j'adhère de plus en plus à sa plume. C'est un tome qui va mettre en avant les nouvelles amitiés qui naissent au fur et à mesure. On se demande un peu que font certains personnages parmi toute ces autres personnes mais on comprend petit à petit qu'au final, ils se ressemblent tous un peu. Mon mécontentement, encore une fois, c'est que la relation entre Shoya et Shoko n'avance toujours pas. Sachant que cette série ne contient que sept tomes, je me demande comment l'auteur va bien pouvoir introduire ce genre de relation (et, si ça se trouve, il n'a aucune envie d'approfondir cette relation! Ce qui, je l'espère, n'est pas le cas). Shoya est toujours fidèle à lui même, à la fois intriguant et mystérieux mais toujours très sensible aux paroles des autres. Le background concernant la relation entre Naoka et Shoko était très réaliste, et j'ai trouvé ça sympa de ne pas avoir enjolivé cette relation (qui ne mérite pas d'être enjolivée). J'ai de plus en plus de mal avec les anciens camarades de Shoya qui reviennent dans sa vie. 
Pour ce qui concerne la deuxième partie du tome, l'auteur nous plonge directement dans l'univers de Shoko et de sa famille. On comprend un peu mieux pourquoi sa mère peut se montrer aussi dur et on découvre un personnage vraiment attachant : la grand-mère de Shoko. On découvre aussi une nouvelle facette de Yuzuru, la petite-sœur de Shoko, que j'ai aussi trouvée très attachante. Ainsi que la relation entre Yuzuru et Shoya (que je trouve plus prononcée que celle avec Shoko, ce qui peut être dommage). 
Dans tous les cas, c'est encore un bon tome ! J'ai très hâte de lire la suite ! 

mardi 19 janvier 2016

Love, T1 : le tigre

Scénario : Frédéric Brrémaud
Illustration : Frédéric Bertolucci 
Date de parution : 2011
Edition : Ankama
Genre : Animalier, Roman graphique
Prix : 14,90

Quatrième de couverture : "Jungle", ce mot qui vient du sanskrit évoque un espace naturel, brut, intact.. Mais aussi un enfer où des animaux de toutes sortes cohabitent. Un enfer, et un paradis..

Mon avis : On est plongés, dès les première cases, dans la jungle où un tigre choisit pour proie un tapir. Cependant, ce n'est pas chose aisée que d'attraper un animal dans la jungle, et ce, pour n'importe quel animal (oui, le tigre aussi pour rencontrer des difficultés). On suit donc la journée et l'aventure de ce tigre dans sa lutte contre la faim. Brrémaud et Bertolucci ont parfaitement réussis à valoir les enjeux de la chaîne alimentaire au sein du règne animal. J'ai été tout-de-suite attirée par cette BD en apprenant qu'elle ne comprenait aucune bulle de conversation, j'étais très intriguée de voir comment une BD sans bulle pouvait se dérouler (c'est la première fois qu'il m'arrivait d'être nez à nez avec ce genre de bande dessinée). Le moins qu'on puisse dire, c'est que je ne suis absolument pas déçue de mon choix ! J'ai trouvé l'histoire de ce tigre très émouvante. La BD se lit très vite ; autant dire qu'en une demi heure le livre est fermé. Les planches de Bertolucci m'ont vaguement rappelé celles de Boris Vallejo lorsqu'il illustrait Tarzan. Et ce n'est pas une critique, bien au contraire, elles sont tout aussi magnifiques ! C'est à la fois un formidable objet à mettre dans sa bibliothèque et à la fois une BD lourde de sens. 
Durant sa quête, on peut voir que le tigre a quelques émotions faciales (ce qui n'est pas vraiment apercevable sur un vrai tigre) mais ceci ne m'a pas plus dérangée que ça puisque ceci apportait à la bande dessinée une sorte d'aide pour mieux comprendre et apprécier ce qu'il peut bien se passer dans la tête de cet animal acharné. Sans ces émotions faciales (on peut le voir triste, surpris et en colère), j'aurais trouvé la BD un peu fade, belle malgré tout, mais bien fade. 


dimanche 17 janvier 2016

Harley Quinn, T1

Illustrations : Amanda Conner et Jimmy Palmiotti
Scénario : Chad Hardin
Date de parution : Juillet 2015
Edition : Urban Comics
Genre : Comics
Prix : 19,00

Quatrième de couverture : L'ancienne psychiatre Harleen Quinzel n'est pas le genre de femme à se satisfaire d'une vie convenable et tranquille. Elle fuit la routine comme la peste et cherche par tous les moyens à faire de sa vie une aventure. Sa toute fraîche installation à Coney Island est donc l'occasion rêvée d'en commencer un nouveau chapitre ! Avec son entrée fracassante dans l'équipe locale de roller derby, l'approche de la Saint-Valentin et la découverte d'un contrat mis sur sa tête, la pétillante Harley Quinn aura beaucoup à faire. 

Mon avis : Le prologue de ce comics est très original ! C'est la première fois que je vois un personnage choisir -littéralement- le dessinateur qui aura la chance de l'illustrer (parce que c'est une chance, selon elle). Ceci donne un côté hyper-réel au personnage d'Harley Quinn et j'ai vraiment apprécié découvrir en même temps qu'Harley certains illustrateurs. Ils sont tous différents et tous aussi meilleurs les uns que les autres alors ce fut un choix très compliqué pour moi, mais pas pour Harley ! Ensuite, quand on entre dans le vif du sujet, c'est très plaisant de changer d'univers et de découvrir une Harley beaucoup plus débrouillarde que ce qu'on pourrait penser. J'ai toujours adoré ce personnage qui collait les basques du Joker, mais jamais un comics ne lui avait été dédié auparavant, alors j'ai été très contente de tomber dessus en librairie ! On en apprend un peu plus sur son passé, chose que je découvrais au fil de ma lecture puisque je n'ai jamais lu quoique ce soit au sujet du passé d'Harley Quinn. Autant je maîtrisais bien ses années avec le Joker autant je ne maîtrisais pas du tout son passé. Et même si elle fait tout-de-même partie des super-vilains, j'ai été très touchée par son personnage.
C'est donc une tout autre Harley que nous découvrons avec cette interprétation, qui devra travailler pour payer le loyer de son immeuble et échapper aux brutes qui lui veulent la peau. On découvre une Harley fana des animaux et prête à tout pour les protégés, ce qui peut paraître vraiment contradictoire de l'attitude du Joker. Et c'est bien ça le problème, j'avais trop tendance à donner de l'importance à Harley qu'en fonction du Joker, ici, j'ai appris à apprécier son personnage à elle plutôt que son personnage avec lui. Aussi, sa relation avec Ivy Poison est vraiment agréable à lire ; cette relation humanise encore plus son personnage qu'on aurait tendance à croire sans sentiments. Alors que pas du tout, cette super-vilaine est bourrée de sentiments ! 
Ma seule réticence : dommage qu'on en apprenne pas un peu plus sur Ivy Poison, puisque c'est encore une fois un personnage méconnue qui mériterait je pense qu'on lui accorde un chapitre. Mais il s'agit ici d'un comics sur Harley Quinn alors bon, n'en demandons pas trop. Dans tout les cas, c'est un comic que je conseille vivement à tous les fanas de super-vilains ! 




Eleanor & Park

Auteur : Rainbow Rowell
Date de parution : Juin 2014
Edition : PKJ
Nombres de pages : 378
Genre : Romance Contemporaine
Prix : 16,90

Quatrième de couverture : 1986. Lorsque Eleanor, nouvelle au lycée, trop rousse, trop ronde, s'installe à côté de lui dans le bus scolaire, Park, garçon solitaire et secret, l'ignore poliment. Pourtant, peu à peu, les deux lycéens se rapprochent, liés par leur amour des comics et des Smiths.. Et qu'importe si tout le monde au lycée harcèle Eleanor et si sa vie chez elle est un véritable enfer, Park est prêt à tout pour la sortir de là. 

Mon avis : Je vais peut-être paraître comme étant la bête noire de la blogosphère mais, très personnellement, je n'ai pas du tout été emballée par cette lecture. Pourtant, le livre étant sortit il y a de ça un an, j'ai eu le temps de lire beaucoup de critiques à son sujet (loin m'en déplaise). Cependant, j'ai vraiment eu du mal à m'accrocher à Eleanor, contrairement à Park que j'ai tout-de-suite adoré. Je ne saurais vraiment l'expliquer, mais Eleanor m'a vraiment cassé les pieds à de nombreuses reprises. J'ai pourtant été très touchée par sa situation familiale quand les chapitres étaient consacrées à son passé (ou a son présent) mais une fois qu'il était question de sa relation avec Park, elle devenait telle que je ne pouvais supporter ! Par contre, leur relation m'a aussi beaucoup touchée et voir jusqu'où Park peut aller pour rendre la jeune fille un peu plus heureuse. Certains passages peuvent être très bouleversant car la plume de Rainbow Rowell semble très fraîche (à l'image des deux protagonistes). Très touchant ! La partie "fans de Smiths" j'ai trouvé ça un peu cliché et pas vraiment développé (j'aime bien quand les personnages disent adorés la musique et l'adorent.. vraiment, pas juste dans le bus). Je ne pense pas m'arrêter à cette mauvaise lecture et je pense m'accorder une nouvelle chance en lisant Fangirl de Rainbow Rowell, encore une fois, pour voir si Eleanor & Park n'est pas un livre pour moi ou si Rainbow Rowell n'est pas un auteur pour moi. 

Last Hero Inuyashiki, T1

Auteur : Hiroya Oku
Date de parution : Septembre 2015
Edition : Ki-oon
Genre : Seinen manga 
Prix : 7,90

Quatrième de couverture : A 58 ans, Ichiro Inuyashiki est loin d'être un modèle pour ses enfants. Vieux avant l'âge, méprisé de tous, il a vécu toute sa vie en employé de bureau minable et n'a pour toute amie que sa chienne Hanako. Comme si cela ne suffisait pas, on lui diagnostique un cancer en phase terminale lors d'un examen de routine.. C'en est trop pour le pauvre vieillard. Alors qu'il pleure de désespoir dans un parc en pleine nuit, une lumière aveuglante apparaît.. et c'est l'impact ! 
A son réveil, étendu dans l'herbe, Inuyashiki n'est plus le même. Il a été transformé en cyborg surpuissant, libre de faire ce qu'il veut de ses nouveaux pouvoirs, le meilleur comme le pire. Et il n'est pas le seul dans ce cas.. 
A nouveau corps, nouvelles responsabilités : devenir un héros, ou le pire cauchemar de l'humanité.. 

Mon avis : La quatrième de couverture résume déjà bien le tome alors je vais m'efforcer de donner le moins de détails possible. J'ai a-do-ré la façon dont l'auteur assume la vérité de son pays et que le manga ne soit pas, comme on peut avoir l'habitude de lire, un peu trop romancé. J'ai eu beaucoup de peine de lire les périples de la vie de Ichiro mais on sait que c'est ce qui arrive tout les jours, ce genre de choses. Cette histoire ne m'a vraiment pas laissée de marbre, je peux l'assurer! C'est très touchant, comme sujet. L'intrigue et le scénario ajoute un coté hyper-réaliste et à la fois hyper-fantastique ; difficile de se situer et de s'imprégner de l'histoire avec ça. Mais le personnage d'Ishiro est si touchant dans sa relation avec Hanako, sa chienne, que l'on en oublie presque le coté fantastique pour se dire que, oui, c'est possible de créer des cyborgs ! On sait jamais quoi ! On sent clairement que le sujet de scénario est vraiment maîtrisé, ce qui nous permet de ne pas s'égarer, justement. L'autre personnage qu'on découvre à la toute fin est vraiment mystérieux, autant dans la scène partagé avec Ishiro que la toute dernière qui lui est consacré. J'ai vraiment hâte de découvrir ce jeune homme dans le prochain tome. 

A Silent Voice, T3

Auteur : Yoshitoki Oima
Date de parution : Mai 2015
Edition : Ki-oon
Genre : Shonen manga
Prix : 6,60

Quatrième de couverture : Cinq ans après leur dernière rencontre, Shoya parvient à retrouver Shoko. A sa grande surprise, la jeune fille accepte de lui parler et ne semble pas lui en vouloir ! Les deux adolescents commencent à se rapprocher peu à peu, tandis que dans le même temps Shoya se lie d'amitié avec un garçon de sa classe, Tomohiro.
Determiné à changer pour rendre à Shoko le bonheur qu'il lui a volé, le lycéen décide d'affronter son passé en reprenant contact avec d'anciennes camarades de classe..

Mon avis : Très franchement, ce n'est pas mon tome préféré. L'intrigue y est toujours présente, mais j'ai trouvé les situations un peu longues. Les relations entre les personnages n'évoluent pas tellement, du moins, très lentement. Je trouve Shoya un peu maladroit dans ce tome, bien que j'aime toujours autant son personnage. Par contre, ce que je trouve intéressant, c'est la façon dont on découvre petit à petit le véritable tempérament et sentiments de la sœur de Shoko. Personnellement, je ne m'attendais pas à ce que sa petite sœur aille autant dans la protection et ce durant plusieurs tomes, mais apparemment, ce n'est pas là une question de petite parenthèse. Y a pas à dire, c'est trop mignon ! Mon personnage préféré pour ce tome, c'est bien Tomohiro, c'est bien le seul à apporter cette petite touche de fraîcheur à l'histoire. Les autres personnages sont tous résumés à leur problème tandis que Tomohiro se fraye un chemin parmi ses nouveaux copains en leur apportant bonne humeur et gentillesse. 

dimanche 10 janvier 2016

E=MC², mon amour

Auteur : Patrick Cauvin 
Date de parution : Janvier 1990
Edition : Livre de Poche 
Nombre de pages : 185
Genre : Roman
Prix : 5,30

Quatrième de couverture : "Lui un peu voyou, elle un peu bêcheuse, ces deux bambins qui totalisent moins de vingt-trois printemps vont se rencontrer, se flairer, se reconnaître et vivre dans l'incompréhension générale ce qu'il est légitime d'appeler un grand amour. 
J'aime dans le roman de Patrick Cauvin - outre toutes les qualités de fraîcheur, de légèreté, d'invention qu'il faut pour faire l'enfant sans faire la bête - j'aime ce qu'il dit sans avoir l'air d'y toucher et qui va beaucoup plus loin que son joli récit. " François Nourissier.  

Mon avis : Histoire d'amour extraordinaire (au vrai sens du terme) car les deux amoureux n'ont que onze ans. Si jeunes, ils arrivent pourtant à définir parfaitement et à comprendre ce que sont les sentiments. Ils savent s'y faire avec toute leur naïveté et leur sensibilité. Patrick Cauvin a su m'emporter bien au delà des espérances que j'ai pu avoir en ouvrant ce petit bouquin de 185 pages. Il a su éviter les pièges liées à leur âge même si parfois, les situations nous forcent à oublier qu'il s'agit de deux enfants de onze ans seulement. Aussi, l'aspect "surdoués" (parce que ce sont deux enfants surdoués) est très bien abordé, on peut reconnaître quelques réactions un peu plus adultes que ce qu'on pourrait attendre d'un enfant de leur âge et je trouve ça vraiment agréable à lire. C'est très frais, comme lecture. Malgré tout, parfois, j'ai trouvé que les situations étaient peu crédibles, même pour des surdoués, ils restent des enfants. Mais ce détail n'a pas vraiment gêné ma lecture. 
La suite de ce roman est paru très peu de temps avec celle-ci et se nomme "Pythagore, je t'adore" où on peut retrouver les aventures de ces deux petits bambins. Programmé dans mes prochaines lectures ! 

A Silent Voice, T2

Auteur : Yoshitoki Oima 
Date de parution : Mars 2015
Edition : Ki-oon
Nombre de pages
Genre : Shônen manga
Prix : 6,60

Quatrième de couverture : Pour Shoya, devenu le nouveau souffre-douleur de sa classe, rien ne change après le départ de Shoko. Pire, le jeune garçon se rend compte qu'elle faisait preuve de gentillesse à son égard et se sent d'autant plus coupable ! Mis à l'écart pendant toute sa scolarité, il ne parvient plus à se lier aux autres. Il se coupe du monde et finit par perdre toute envie de vivre. 
Mis l'adolescent n'a jamais oublié la jeune sourde. Il prend donc la résolution de la retrouver pour lui présenter ses excuses avant de mettre fin à ses jours.. 

Mon avis : C'est donc le retour (qui n'a pas tardé à venir, en fait) de Shoko et Shoya et.. comme je les adores ces deux-là ! Autant j'avais un avis mitigé concernant Shoya dans le premier tome de part sa méchanceté, autant dans celui-ci il me semble plus mature et plus intriguant. On a envie de savoir comment les remords lui sont apparus avec un tel excès. Et puis Shoko qui est toujours aussi intrigante ! On ne sait jamais comment elle va réagir avec lui, ni ce qu'elle peut penser. Les dessins sont fait pour, je pense, car son expression faciale ne change que très rarement, contrairement à Shoya qui dégouline de sueurs à chaque fois qu'il ouvre la bouche. Je suis définitivement séduite par la plume de l'auteur, je trouve les traits des visages vraiment touchants. Et en particulier le visage de Shoya qui me touche particulièrement, l'authenticité de ses sentiments est vraiment visible sur son visage.
Quelle hâte de retrouver ces deux personnages dans le tome 3 !

samedi 9 janvier 2016

Superman est arabe


Auteur : Joumana Haddad 
Date de parution : 2013
Traduction : Anne-Laure Tissut
Edition : Babel
Nombres de pages : 228
Genre : Roman autobiographique
Prix : 7,80 

Résumé : Mariant réflexions, traits d'humour et échappées poétiques, Joumana Haddad dénonce le système patriarcal qui sévit dans le monde arabe et s'enracine dans les trois religions monothéistes. En discriminant la femme au sein de la famille et dans la vie sociale, ces religions ont institutionnalisé et sacralisé le machisme. Lequel, sous les apparences de la force, de la confiance en soi, de la fierté individuelle ou clanique, traduit en réalité un profond sentiment d'insécurité et des peurs irrationnelles. 
Les luttes enragées ces dernières années dans le monde arabe pour la liberté et la dignité n'aboutiront à rien sans l'établissement d'un rapport radicalement différent entre l'homme et la femme - et entre chacun d'eux et son propre corps. 


Mon avis : Quelle découverte ! J'ai été complètement séduite par la plume de Joumana Haddad. Comme c'était la première fois que je lisais un de ses livres, c'était comme découvrir un nouvel univers (par le biais de sa plume) et je ne suis pas déçue ! Je pense commander ses autres essais. En lisant la quatrième de couverture, j'ai eu un peu peur que le livre parte sur une rive un peu trop politique mais, en fait, elle ne fait qu'effleurer cet aspect. Tout au long de l'essai, elle nous montre différents arguments dans la lutte (parce que c'est une lutte) des femmes envers leurs droits. Elle remonte l'ensemble de sa vie, de sa jeune enfance à sa vie d'adulte, et de sa découverte -morceau par morceau- de son corps et de ses expériences. Dans "corps", j'entends ses sentiments et sa forte personnalité. J'ai adoré son chapitre concernant la genèse ; sa façon de l'écrire et soulever des aspects qu'on n'aurait pu voir dans d'autres conceptions mais qui, après lecture, paraissent si évidentes. Parfois, c'était très dur de lire tous ces chiffres qui dévoilent les preuves du machisme des hommes envers les femmes. Mais c'est bien le monde réel, celui dans lequel je vis, qui déshonore chaque jours des millions de femmes par "principe" et certaines "valeurs". Ce qui m'horripile, c'est qu'après ma lecture (bouleversante) je me suis connectée à Twitter ou j'ai pu lire certains articles de femmes proclamant que "le féminisme cherche à vaincre une lutte que les femmes ont déjà gagnées". Mais qui peut bien écrire ceci en sachant toute les horreurs que nous montre Joumana Haddad ? Quoi, parce que les femmes ont réussit à avoir le droit de votes, cela veut dire que la lutte est terminée ? Que chaque pays, chaque union, chaque famille, chaque homme, respecte la femme à sa juste valeur ? 
Le bouquin de Joumana Haddad est d'autant plus intéressant parce qu'elle fait, dès le départ, la distinction entre ce que les gens peuvent penser du féminisme et ce que le féminisme est réellement. Une lutte pour l'égalité des sexes, et non une lutte pour la domination des femmes sur les hommes. 
Belle claque !

A Silent Voice, T1

Auteur : Yoshitoki Oima 
Date de parution : Janvier 2015
Edition  : Ki-oon 
Nombre de pages : 192
Genre : Shônen manga
Prix : 6,60

Quatrième de couverture : Shoko Nishimiya est sourde depuis sa naissance. Même équipée d'un appareil auditif, elle peine à saisir les conversations, à comprendre ce qui se passe autour d'elle. Effrayé par ce handicap, son père a fini par l'abandonner, laissant sa mère l'élever seule. 
Quand Shoko est transférée dans une nouvelle école, elle s'emploie à surmonter ses difficultés mais, malgré ses efforts pour s'intégrer dans ce nouvel environnement, rien n'y fait : les persécutions se multiplient, menées par Shoya Ishida, le leader de la classe. Tour à tour intrigué, fasciné, puis finalement exaspéré par cette jeune fille qui ne sait pas communiquer avec sa voix, Shoya décide de consacrer toute son énergie à lui rendre la vie impossible. 
Psychologiques puis physiques, les agressions du jeune garçon se font de plus en plus violentes.. jusqu'au jour où la brimade de trop provoque une plainte de la famille de Shoko, ainsi que l'intervention du directeur de l'école. A cet instant, tout bascule pour Shoya : ses camarades, qui jusque-là ne manquaient pas eux non plus une occasion de tourmenter la jeune fille, vont se retourner contre lui et le désigner comme seul responsable.. 

Mon avis : Avant de débuter ma lecture, j'ai regardé quelques critiques/avis sur la blogosphère concernant ce premier tome, et j'ai vu que certaines personnes trouvaient ce tome ennuyant. Je ne peux être d'accord en voyant que durant tout le tome, pas une seule page n'est ennuyante. Il se passe quelque chose à chaque nouvelle page. Et ce que j'ai trouvé d'autant plus intéressant est la façon dont l'auteur ne se donne pas de limites (parce que parfois, c'est vrai que le personnage de Shoya va un peu loin dans ses propos) et essaie avant tout d'imaginer sans tabou ce qui pourrait se passer dans une classe de CM2. Et puis, a qui n'est-ce jamais arrivé de penser d'un enfant qu'il est odieux? Ce genre de choses arrive tous les jours, des enfants qui se cherchent, qui se battent, qui s'agacent. 
Ce qui m'a un peu agacée par contre, c'est cette adulte qui leur sert de professeur. Sérieusement, quel exemple peut-il bien montrer à ces enfants? Après coup, je me suis quand même dis que ce genre de choses aussi, arrive tous les jours. Et puis, il ne faut pas se fier à l'aspect doux de la jaquette ; l'histoire est un peu plus compliqué qu'il n'y parait. 
C'est une histoire vraiment très touchante et intéressante de part son réalisme, et j'ai hâte de commencer les prochains tomes qui seront - je pense - un peu moins introductifs. 


vendredi 8 janvier 2016

Flash ou le grand voyage

Auteur : Charles Duchaussois
Date de parution : 1996
Edition : Livre de Poche
Nombre de pages : 478
Genre : Autobiographie
Prix : 7,10

Quatrième de couverture De Marseille au Liban, d'Istanbul à Bagdad, de Bombay à Bénarès, en bateau, à pied, en voiture, Charles peu à peu se rapproche de Katmandou, le haut lieu de la drogue et des hippies. Sa route est jalonnée d'aventures extraordinaires. A Beyrouth, il s'associe à des trafiquants d'armes, il participe dans les montagnes du Liban à la récolte du hachisch. A koweit, il dirige un night-club. Au Népal, il devient pendant quelque temps le médecin et le chirurgien des paysans des contreforts de l'Himalaya. C'est enfin l'épisode de Katmandou ou l'évocation saisissante de l'univers des drogués : l'opium et le hachisch qui font " planer ", le " flash " de la première piqûre, le " grand voyage " du L.S.D. Jamais peut-être un homme, sauvé in extremis, n'était allé aussi loin et avait pu retourner pour dire ce qui se passe tout là-bas.

Mon avisCe livre à été dicté par l'auteur après sa cure de désintoxication durant son retour en France. Parcours sur le voyage de Charles Duchaussois, jeune français bien décidé à faire le tour du monde. Au fur et à mesure de son parcours, il rencontre nombreuses personnalités inoubliables et nombreux pays. L'un des plus grands livres autobiographiques qui m'ai été donner de lire. Jamais je ne me suis lassée d'aucune de ces lignes et chaque détails à la fois trépignants et parfois sanglant m'ont poussés à réfléchir sur ma lecture.  C'est le Réel, cette vie que mène Charles et cette descente aux enfers. Je me suis sentie touchée du début à la fin de cette autobiographie. Mais quelle vie ! C'est un livre qui fait réfléchir de par la plongée très rude dans le monde des hippies des années 60. C'est bien écrit, c'est fluide, c'est rude, c'est une claque ! 
Et c'est le drame des drogués quand ils ont arrêté: le souvenir de leur calvaire s'est vite estompé, celui de leurs jouissances s'exacerbe sans cesse un peu plus.

Quand le diable sortit de la salle de bain

Auteure : Sophie Divry
Date de parution : Août 2015
Edition ; Noir sur Blanc
Nombre de pages : 320
Genre : Roman
Prix : 18.00


Quatrième de couverture : Dans un petit studio ml chauffé de Lyon, Sophie, une jeune chômeuse, est empêtrée dans l’écriture de son roman. Elle survit entre petites combines et grosses faims. Certaines personnes vont charitablement l'aider, tandis que son ami Hector, obsédé sexuel, et Lorchus, son démon personnel, vont lui rendre la vie plus compliquée encore. Difficile de ne pas céder à la folie quand s’enchaînent les péripéties les plus folles. 


Mon avis : J'ai été conquise pendant la presque totalité du roman, même si à certains moments, je trouvais que les passages pouvaient être longs. Cependant, bien qu'ils soient longs, je pense qu'ils sont nécessaires pour comprendre la façon dont Sophie gère les événements. Au moment ou les pages s'ouvrent, Sophie est déjà au bord de la catastrophe ; pas de temps d'adaptation, il faut aussitôt plonger dans son univers pour pouvoir suivre la suite de ses aventures abracadabrantes. Toute l'originalité de son roman tient dans la façon dont Sophie met son roman en scène ; poésie déplacée, listes interminables, conversations hilarantes, l'arrivée d'interlocuteurs dans le récit qui n'hésitent pas une seconde à interrompre la narratrice. Elle joue avec les lettres ; polices de caractère, typographie sortant du cadre défini.. Il en reste que ce livre est très innovant, jamais je n'ai eu la chance de lire un roman comme celui-ci. C'est l’authenticité des propos qui m'a beaucoup marqué et qui me pousse à le recommander à quiconque sachant lire et voulant -un peu- lire quelque chose qui ferait tourner ses méninges. 
Le fait que je me résigne à mon chômage, que je m’y installe durablement, avait éteint leur inquiétude au lieu de les aiguiser. Au fond, ma situation s’était normalisée. Rien de nouveau ; donc, plus de danger. J’étais là comme ils m’avaient toujours vue. La même tête. La même voix. Seul un révélateur chimique d’une composition inconnue aurait pu rendre visible la faim qui le tenaillait. Ce que ma famille ignorait, c’est que le pire du chômage n’est jamais le début. Le pire, c’est l’installation dans cette idée, justement, que rien de nouveau n’arrivera plus…

Will & Will

Auteur : John Green et David Levithan
Date de parution : Août 2014
Edition : Gallimard jeunesse 
Nombre de pages : 378
Genre : Jeunesse 
Prix : 15,00

Quatrième de couverture : Will Grayson se méfie des sentiments. Les histoires de cœur portent la poisse, tout le temps. Alors, dans la vie, autant se faire discret. Son meilleur ami, Tiny Cooper, est à la fois une bénédiction et une vraie plaie : ami fidèle et rayonnant, il est aussi ouvertement gay que corpulent et n'a pas l'habitude de passer inaperçu. 
A l'autre bout de la ville, un adolescent en pleine déprime assume mal sa différence. Le hasard veut qu'il se nomme lui aussi Will Grayson.. 

Mon avis : Une joyeuse comédie qui fait plaisir à lire quand on a envie de faire le plein de bonne humeur. J'ai beaucoup aimé le premier (enfin le premier apparu) Will Grayson qui, pour moi, résonnait un peu plus la sincérité et la réalité. Même si j'ai aussi apprécié découvrir comment l'autre Will Grayson s'épanouissait au fur et à mesure de ma lecture, il me semblait un peu exagéré. C'est sûrement parce que les sentiments sont d'un réalisme fracassant, et j'ai eu un peu de mal à lire autant d'honnêteté. Du moins, à m'y habituer, parce qu'ensuite, j'ai dévoré ce bouquin. Peut-être que je n'ai pas su profiter de son tempérament (un peu trop pessimiste à un mon goût) mais je n'ai pu profiter de ses apparitions qu'à partir de la moitié du livre. Je n'avais jamais lu quoique ce soit de la part de la plume de David Levithan mais je ne suis pas déçue le moins du monde et je pense me pencher un peu plus sur cet auteur dorénavant. Dans tout les cas, ce livre ne change pas trop de l'univers dans lequel John Green s'est marqué. On voit encore une fois qu'il est très attaché à la littérature jeunesse et que les histoires d'amour lui semblent être un véritable plaisir à partager. Quoiqu'il en soit, c'est toujours une petite joie de pouvoir lire les nouvelles aventures qu'il nous livre au fur et à mesure de ses parutions. 
Parfois, vous avez besoin que votre meilleur ami franchisse la porte. Sauf qu'il ne le fait pas. 

..et on embarque !

A
- Nosaka Akiyuki, Nosaka aime les chats
- Jean Anouilh, L'alouette
B
- James Matthew Barrie, Peter Pan
- Bruno Bettelheim, Psychanalyse des contes de fées
- Simone de Beauvoir, La femme rompue
- Frédéric Beigbeder, Vacances dans le coma
- Frédéric Beigbeder, 99F
- Honoré de Balzac, Adieu !
- André Breton, Manifeste du surréalisme
- Charles Bukowski, Women
- Aymeric Caron, No Steak
C
- Charb, Petit traité d'intolérance
- Albert Camus, L'étranger
- Albert Camus, La peste
D
- Victor Dixen, Phobos T3
F
- Gustave Flaubert, Trois contes
- Gustave Flaubert, Un coeur simple
- Jonathan Safran Foer, Faut-il manger les animaux ?
H
- Claude Halmos, Parler c'est vivre
- Ernest Hemingway, Paris est une fête
J
- Alfred Jarry, Ubu roi
- Philippe Jaenada, La petite femelle
K
- Jack Kerouac, Sur la route
- Franz Kafka, L'Amérique
L
- Roy Lewis, Pourquoi j'ai mangé mon père
M
- Marivaux, La surprise de l'amour
- Guy de Maupassant, Pierre et Jean
- Alfred de Musset, Lorenzaccio
O
- Hiroya Oku, Last Hero Inuyashiki T4
- Georges Orwell, 1984
P
- Platon, Gorgias
- Lolita Pille, Hell
G
- Anna Gavalda, Ensemble c'est tout
R
- Véronica Roth, Divergente
- J.K Rowling, Les contes de Beddle le Barde
- Eva Rice, L'amour comme par hasard
S
- Sade, Philosophie dans le boudoir
- Sade, Ernestine
- Sophocle, Oedipe Roi
- Mary. W Shelley, Frankenstein
T
- J.R.R Tolkien, Le seigneur des anneaux : La communauté de l'anneau
V
- Voltaire, L'ingénu
- Voltaire, Traité sur la tolérance
- Boris Vian, L'écume des jours
W
- Maryse Wolinski, George si tu savais
Z
- Emile Zola, Germinal
- Stefan Zweig, Amok